Ashita no Sekai



 

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Age : 24
Métier : Chasseur

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Fondateur du forum - Chasseur
Sujet: Jian Wan Kuroda
Sam 19 Mai - 11:11

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Depuis: 1 an
Réputation: Jian Wan est doué au combat mais un connard méprisant dans la vie de tous les jours. De ce fait, il est difficile d'ignorer son existence. Même si sa compagnie n'est pas franchement appréciée – excepté par les dames dans un contexte précis (...bien que pas toujours, ne vous faites pas de fausses idées), on est ravi de l'avoir en tant que compagnon d'arme. Jian Wan laisse les stratégies à ses camarades qui le sollicitent généralement pour les attaques de front.
Arme(s) utilisée(s): 2 épées des plus classiques, 1 lourde courbée et une plus fine et raide, semblable aux armes factices que l'on retrouve au Kendo.
Jian Wan Kuroda


 
▬ Age 23 ans
▬ Date de naissance 10 juillet
▬ Nationalité  Coréenne
▬ Groupe  Chasseurs
▬ Métier  Étonnamment... Chasseur
▬ Avatar  Last-T (artist)
▬ Code du règlement :









Jian Wan donne l’impression dangereuse d’être quelqu’un de calme et quelque peu isolé. Il se déplace de manière nonchalante mais agile, un peu comme un chat sauvage. Lorsqu’on entame la conversation, on découvre une forte gestuelle, insolente puisque rarement utilisée pour illustrer de douces paroles. Sa voix est grave mais son rire plus aigu et communicateur. Il a la manie de se mordre les lèvres quand il réfléchit, de claquer sa langue contre son palais quand il est agacé et de se toucher les cheveux quand la fatigue le gagne. Noirs et épais, ils sont parsemés de reflets bruns et ondulent aux pointes quand les rendez-vous chez le coiffeur se rarifient. Tombant devant ses yeux, il ne les coiffe proprement en arrière que lorsque l'envie -rare- d'avoir l'air plus élégant le prend. Ironiquement, son regard est chaud et froid à la fois, ses traits doux et durs en même temps. Ses yeux acajous, rougeâtres au soleil sont bridés mais dotés de la double paupière, rappelant ses origines coréennes. Sous son oeil droit, une fine cicatrice, comme une coupure droite en plein milieu. Son visage est ovale, sa mâchoire marquée, son nez droit et grand. Selon la saison, sa peau peut être tannée et subit tout au long de l'année des violences physiques qui le tatouent de nouvelles cicatrices. Il mesure 1m77 pour 73 kilos. Sa musculature est sèche donc joliment dessinée, le rendant plus massif que la moyenne asiatique. Il s’habille de manière très sobre. Tenue de sport ou t-shirt, pantalon noir. Il varie rarement les couleurs, du noir, du gris et du rouge. Il a un certain fétiche pour les jolies vestes et accessoires. S'il met un pantalon, il n'oubliera pas la ceinture. Il a une montre, un collier, plusieurs bagues et piercings aux oreilles. Son seul parfum est celui de ses shampoings.  Il a 3 tatouages. Deux kanjis dans le cou (de son) côté droit, le premier signifiant lumineux  明 , le deuxième sombre . Il y a une fine barre entre les deux. Ce tatouage sur le bras gauche et celui-ci au centre de ses omoplates, s'arrêtant environ au milieu du dos (sans les fils qui tombent). Tatouage naturelle, une cicatrice parcourt son flanc, de son nombril à son aisselle.








Il n'était pas comme ça quelques années plus tôt. Il faisait dans le social, dans le sens où il donnait beaucoup de sa personne, partageait sans compter : des mots tranchants, des poings enflammés, du sexe et des herbes... ce genre de choses. Plus sérieusement, il fut réellement un temps où il se trouvait capable de tolérer et apprécier la présence de tiers dans son petit monde. Petit monde car cette époque remonte à l'âge tendre, où l'univers semblait se limiter à papa, maman et la cour de récré. Un sourire d'ange et un regard bienveillant, on lui vantait de nombreuses qualités à ce gamin. Personne ne semble savoir ce qui l'a changé, seulement conscient que d'une manière ou d'une autre, quelque chose est venu secouer son cœur d'enfant, faisant de lui un étranger au visage familier.

Tout ce qui ne tue pas ne rend pas plus fort. Les événements nous brisent, attaquent nos valeurs, nos croyances, et défendre ses idéaux dans un monde qui chaque jour les écrase est un combat perdu d’avance qui éreinte l’âme. Alors, sans toujours s’en rendre compte, on baisse nos attentes, on réforme nos espoirs, aspire à de nouveaux modes de vie qui plus tôt pourtant, représentaient tout ce que nous souhaitions fuir. On baisse nos attentes comme on baisse les bras. Encore et encore, un peu plus bas chaque fois. A chaque nouvelle déception, chaque peine trop lourde à porter, devenir absent de soi-même devient notre bouclier contre le Monde. Chacun à sa manière et son échelle pour éviter d’être atteint – une tendance sociale à laquelle il n'échappa pas. 

Jian-Wan est composé à 60 % d’eau oui, mais salé. Il est plus qu’aigris, une véritable bombe de mépris et de haine, son propre kamikaze. Déception, tristesse, peu importe l’émotion qui le submerge, son cerveau, comme pour se protéger de lui-même, la transforme en un sentiment de colère et la dirige sur autrui. La musique et le sport agissent sur lui comme des remparts. Ils calment la tempête qui le ravage de l’intérieur et cause tous ces dégâts autour de lui. 
Il est une grande gueule, vulgaire, suffisant et téméraire, aka un simple « trou du cul » dans votre langage. Il vous déteste sans vous connaître, vous juge en une seconde, parfois à raison, parfois à tort mais se fout insolemment de vos arguments. Il ne les écoute pas, les entend à peine. Vous êtes pour lui comme cet insecte qu’on tue au lieu de foutre dehors. Il n'a confiance en personne, même pour des broutilles puisque voit systématiquement le mal dans tout, partout, chez tout le monde. Pessimisme exacerbée, tendance émo ou sombre vérité, disons que cela dépend de son humeur, du sujet ou de ce que vous même en pensez. Il vous paraîtra surement plus pour une racaille, un délinquant ou encore un playboy qu'un dépressif à la mèche noire. 

Ce qui fait de Jian-Wan quelqu’un de très solitaire, même s’il aime incontestablement « converser » quand il s’agit de vous en faire baver. Je vous arrête là, ce n'est pas un plaisir sadique ou un fétichisme sociopathique sorti d’on ne sait où, c'est un désir inconscient mais incorrigible de vous punir psychologiquement pour ce qu'il n'aime pas chez vous – ou chez les autres mais qu’il reflète sur vous, bad luck for you. Certaines personnes détiennent sa considération, voire son amitié. Bénies ou maudites soient-elles, vous êtes en droit de vous demander. Son instinct protecteur peut se confondre avec une (très) grande possessivité. Mais avant d'en arriver là, il faut d'abord lui plaire et vous l'aurez compris, ce n'est pas une mince affaire. Du moins en apparence car le plus dur est d’obtenir sa confiance, la recette étant ridiculement simple quand on y pense. Bien dommage que si peu de gens la détiennent, si plus de monde était honnête, réellement honnête, sans mauvaise foi sur leurs actions, avec du recul même dans l’instant présent, plus de fois on pourrait le voir, son sourire d’enfant.

Et qu'il est agréable d'être à ses côtés quand ses lèvres se courbent sans intention d'insulter. Quand il éclate de rire bruyamment mais qu'on oublie d'être embarrassé tant son rire se communique. Lorsqu'il lâche son sarcasme, son ironie et coupe les ponts avec sa tendre dépression pour rire de trucs débiles et faire le con. Pendant qu'il se promène sous la pluie, vous montre des endroits où la vue n'a pas de prix, vous fait écouter de la musique dehors sous le ciel à minuit. La lâcheté et le mensonge, voilà ce qu'il fuit mais qui a fini ironiquement par faire partie de lui.








« Pourquoi un tel choix de carrière ? » 


Plusieurs fois au cours de notre formation de chasseur, on nous pose la question. Quand on risque sa vie au front, il faut une raison, une ambition, quelque chose de noble, de grand. Chasseur n’est pas un métier de passion. Personne ne le devient par vocation. Pourtant, je ne suis ni motivé par le statut d’héro ni par ses avantages et aucune voie ne m’a jamais parût aussi évidente. A vrai dire, ironiquement, en devenant chasseur je n’espère sauver personne d’autre que moi-même. 

Jusqu’ici, les monstres m’étaient toujours apparus sous forme humaine. A bien y penser, je me demande d’où vient cette obsession de diaboliser leur image, comme si un prédateur laissait sa proie entrevoir son vrai visage. Ils se déguisent, se fondent dans la masse, usent de leurs charmes, de belles paroles ou parfois, plus subtiles, feignent l’indifférence. Plus un visage est joli et plus un geste est bon, plus mon instinct sue la méfiance. Aucune face ne sied mieux le sournois que la bienséante. Les mauvaises intentions sont masquées de vertus... et derrière celles que l’on proclame, se trouve bien souvent des faiblesses que l’on voile. 

Après réflexion, ces chimères m’ont parût... étrangement familières. Certes, on ne partage le même langage mais qu’a-t-on besoin d’entendre quand l’apparence n’a d’égale laideur que l’honnête nature qui l’habite ? Et il est aussi vrai qu’elles ne ressemblent en rien aux démons qui hantent mon esprit. Celles-ci sont tangibles, palpables, et à ce même titre… s’avèrent être les seules qui m’est possible d’abattre. 

Les chimères sont les seuls démons qui ne me tuent pas. 
Illusion thérapeutique. Voilà pourquoi. 


« Penchant naturel à la violence.
Je dirais même qu’il s’agirait plus d’une… vocation évidente que d’un véritable choix. »


1, 2, 3 nous irons au bois

Jian Wan est né le 10 juillet 2041 en Corée du Sud. Son père, Masao Kuroda, travaillait dans l’exportation de marchandises et sa mère, Jae Hwa Park servait dans un petit restaurant de Busan. Masao la rencontra lors d’un voyage professionnel en Corée. Il aurait s’agit d’un coup de foudre. Jae Hwa, si elle ne le nie pas, mentionne tout de même souvent la persévérance dont il fit preuve pour la séduire, une lourdeur dont elle semble fière d’avoir été victime. Amour ou combinaison humaine confortable, Jian Wan ne saurait dire. Il est convaincu que l’amour vrai est rare, que la plupart des gens comblent la diversité de leurs manques par des sentiments synthétiques. 

4, 5, 6 cueillir des cerises 

Ayant déménagé au Japon (Tokyo) 4 ans seulement après avoir émis son premier cri, il ne garde que très peu de souvenirs de son pays natal. Sa mère mit un certain temps à se faire accepter par la famille de son mari. On l’accusait d’avoir profité de lui, de son argent, de son titre, de son pays, et craignant que l’on rejette son fils aussi, redoubla d’efforts pour légitimer sa place. La personnalité de Jian-Wan fut d’une grande aide. Il était un enfant plein de vie, bien éduqué et d’une grande beauté. A 5 ans, on l’honora du titre de grand frère. Il adorait s’occuper de Shun-Hi. On imaginait déjà quel admirable grand-frère il ferait. Un an et demi après sa naissance, le couple se maria et monta une affaire : Le Hwangje (HW), un restaurant de cuisine asiatique. Les enfants pratiquaient le kendo avec leur grand-mère et le jeu de go avec leur grand-père. 

7, 8, 9 dans mon panier neuf

C'est sans nier une certaine volonté de leur part que le restaurant prit un tournant particulier. Il passa de clients lambda aux grosses têtes du pays. La journée ouvert à tout public et le soir, ouvert à une clientèle plus élitiste. Il y traînait souvent lui-même après l’école, assied dans un coin, observant les clients une fois débarrassé de ses devoirs. Il était très apprécié par ces derniers. On le trouvait mignon, bien éduqué, vif d'esprit alors on lui disait de bien travailler à l'école, de devenir un homme fort et fier, certains projetaient même sur lui des idées de mariage avec leurs filles. C’est d’ailleurs dans ces circonstances qu’il rencontra Sebastian Kaiso et autres présentes ou futures figures de la haute société. 

10, 11, 12, elles seront toutes rouges

Grâce aux contacts du HW, Jian Wan put accéder à une école privée. Il n’était pas issu d’une riche famille et pourtant, il était le camarade que l’on voulait assied à sa table. Populaire, c’est le mot. Il détenait la recette de la réussite sociale, il était beau, sportif, turbulent juste ce qu'il faut. Mieux encore, se dénotait de lui une fibre sociale innée. Malgré des bagages différents, il approchait les autres d’une facilité déconcertante.

Si socialement ses bagages ne furent pas barrage à son ascension, scolairement, il finit par rencontrer des difficultés. Il n'avait pas reçu la même éducation primaire que ses camarades. Ses résultats ne furent jamais médiocres mais il avait habitué ses parents à mieux que « bons ». Certains qu’il était promu à avenir dans la haute sphère, ses parents craignaient que leur statut familial ne soit un frein à son ascension. Pour réussir, il devait fournir un meilleur travail que les autres. Ils finirent par solliciter l’aide de Sebastian, l’enfant des Kaiso à qui ils ne manquaient jamais de faire éloge et qui était devenu son ami le plus proche. Des cours particuliers qui n’eurent pas le résultat escompté, Jian Wan ayant la fâcheuse habitude d’entraîner son ami à faire des bêtises au lieu de travailler. Les deux réclamaient souvent la présence de Savannah, l‘enfant des Taisu à leurs côtés. Souvent, ils venaient chez lui pour garder Shun-Hi ensemble.

Fin de la comptine 

Une conversation entre plusieurs clients l’inquiéta. Quand il en parla à sa mère, elle fit mine de ne pas comprendre le sérieux de la situation. Par lâcheté, elle mentit. Et quand il en parla à son père, il lui répondit que ça n'était pas leur affaire, que ça ne les regardait pas. Par lâcheté, il se mentit à lui-même. Dieu qu'il les déteste les mensonges, mais diable que la réalité n'est guère plus belle. Il se sentit trahi et faible, finalement aussi victime que coupable. La solitude ne tarda pas à l’étreindre. A qui pouvait-il donc en parler ? Qui pouvait avoir les épaules assez larges et les mains assez grandes ? Il sentit le besoin de s’isoler, d’abord des autres… puis de lui-même sans le réaliser. A moins qu’il n'ait eu besoin de s’absenter de lui-même avant de s’absenter des autres ? 

Faisons court donc risiblement simple, disons qu’il sombra dans la délinquance. Ce fut progressif et à la fois étrangement soudain. Il passa d’élève modèle, de camarade et fils charmant à un vulgaire adolescent à problèmes. Il se fit expulser de son école en fin d’année de première (16 ans, bientôt 17). Aucune de ses connaissances ne sait vraiment où est-ce qu’il fut envoyé mais on l’apercevait parfois par malchance, auprès de personnes peu fréquentables. Populaire il le restait, pour la deuxième raison qui le permet : On le détestait autant qu’on le craignait. 

C’est dans ce contexte quelque peu mélodramatique que ses parents préféraient appeler « crise adolescence » qu’il rencontra Amber Kaiso. Il détestait ces gens. Il les voyait promettre la lune à des gens qu'ils prétendaient ne pas connaître ensuite. Il ne comprenait pas jusqu'au jour où il appris le mot corrompu. Voir fiche relation

20 juillet 2049 

L’annonce fut brutale. Et pour cause, il prit connaissance de l’existence des chimères en donnant de sa propre personne. Il traînait dans un club d’un quartier reculé quand une bête prit d’assaut la scène, coupant court aux festivités. Les hurlements de terreur couvrirent la musique, animant la piste d’une autre ambiance. L’effroi failli avoir raison de lui. Elle le cloua sur place un instant et si la seconde d’après, il ne s’était pas ressaisi, il ne serait plus là pour prendre revanche. La bête était trop rapide, féroce pour être combattue avec un manche à balai. Il devait penser plus vite qu’elle ne courrait, plus efficace qu’elle ne l’était, une chose qui ne semblait plus avoir fait depuis un moment déjà.  Il avait tout fait pour arrêter de penser. Les bons réflexes lui sauvèrent la vie. C’est comme si son instinct prit possession de lui, lui démontrant qu’il n’avait pas perdu toute sa capacité à réfléchir. Tandis que la bête, chasseuse, chargeait ceux qui tentaient de la fuir, son regard, aux aguets, se posa sur les câbles électriques que son arrivée avait dangereusement fait s’écrouler au sol. Aidé des barmans, il entraîna la bête à se faire électrocuter. La dernière image qu’il garde de ce jour est celle d’un regard appelant au sang, le sien. La bête aux crocs tâchées de sang bondit dans sa direction. Flash éblouissant. Sa peau est la seule en mesure de témoigner de ce qu’il se produisit ensuite. Une cicatrice parcourt son flanc, de son nombril à son aisselle. Certains parlent de miracle car il fut très chanceux de s’en sortir, ayant partiellement été touché par les électrocutions lui-même. 

2060 Aotoshi, nouvelle capitale

Avec l'argent des contacts du Hwangje, sa famille put déménager à Aotoshi quelques mois après sa construction. Ils y construisirent un nouveau restaurant, en mieux, plus grand, plus élégant. Ils emménagèrent même un étage -secret- afin de permettre aux clients du soir de s'inviter le jour car comme ils se l'étaient imaginés, les fortunes qu'ils servaient à Tokyo avaient été les premiers à s'exiler ici. Des clients, ils n'allaient pas en manquer. Ses parents lui supplièrent en larmes de faire des efforts sur son comportement, craignant ce qu'il pourrait lui arriver dans le cadre de ces nouvelles lois. Secoué par les événements récents, il en fit par lui-même un certain temps. Jusqu'à ce fameux jour où il fut jugé coupable pour trafic de drogue... ayant causé un homicide involontaire. 

Déconner dans une ville bleue ne pardonne pas. La sentence fut sans appel alors qu'il franchissait le cap des 18 ans. Ce qu’il restait de ses proches tremblaient de peur dans l’audience mais lui se leva sans peine et tendit poliment les mains, donnant à sa défaite un étrange air de victoire.

Pire que la case prison, 
passez par la case ville rouge

Il fut envoyé à la Prison juvénile de Atari, une ville rouge. Il garde de cette expérience, le tapis en guise de lit, les repas peu copieux ni fameux, les sorties risiblement courtes, sa rencontre avec Regan Volkov et autres désagréments en mémoire. Ses souvenirs sont imprégnés d’une impression trop unique pour être qualifiée. Les gardiens, sans être cloîtrés derrière des barreaux, semblaient tout aussi prisonniers de leur sort. Il y sortit après presque deux ans où il fut transféré dans un tout autre genre de prison. Une prison dorée, ou bleue pour être plus exacte. Il accepta le « plan de reconversion » du SSN et rejoignit l’académie de Chasseurs la plus proche : Aotoshi. Le deal était simple, mettre sa vie de prisonnier dans les mains de gardiens incapables de se sauver eux-mêmes ou devenir un être « libre », un « héros », armé pour se battre.

2062 - 2063 Reconversion (Académie) 

L’Académie le changea du collège et lycée. Ici, il était de ceux traînant derrière eux les bagages les plus favorables, l’argent et le statut étant des « qualités » sans importance ou méprisées. Il n’était pas de ceux reculant devant l’effort, vomir après une séance de sport intense ne l’effrayait pas. Sportif, vif, acharné, d’aussi loin qu’on puisse s’en  souvenir, il l’avait toujours été. Il se donnait à cœur joie dans les épreuves les plus pénibles, conscient que plus la souffrance était grande, plus le résultat le serait. Ironie du sort, c’est la combinaison, outil pour accroître les capacités physiques qui fut sa bête noire. Pour l’apprivoiser comme une seconde peau, il faut d’abord être capable de maîtriser son propre corps. Comment se maîtriser quand la colère ou l’excitation imprègnent nos parois ? Pour accéder au summum de son pouvoir, pour dominer son corps, il fallait d’abord qu’il apprenne à soumettre son esprit. Encore aujourd’hui, il entretient une relation compliquée avec sa combinaison. Il n’avait pas réfléchi à quel genre d’arme il souhaitait acquérir avant de rentrer dans la boutique. Inconsciemment, il s’était dirigeait vers les outils les plus simples, jusqu’à tomber sur une épée au style épurée, propice pour les attaques directes. Au cours des périodes, il lui fit faire plusieurs ajustements puis finit par en adopter une deuxième. Plus courte, plus légère, plus tendue, très inspirée des sabres factices utilisées au Kendo. Ces deux armes sont accrochées derrière son dos. Au niveau des chevilles, sont accrochées deux couteaux courbées, plus petits mais aussi plus épais. 
Son attitude fut aussi une source de problèmes mais des apprentis provenant de milieux difficiles, il y en avait plein. L'autorité des sergents se chargea de quelques de ses prétentions. On dénote un progrès comportemental, pas complet - et on craint qu'il ne puisse l'être un jour - mais suffisant pour ne représenter de danger sur le terrain. 
Lors de son premier examen, un chasseur faillit intervenir pour sauver l’une de ses camarades qui paniquée, se figea. Il la protégea in extremis des griffes de la bête. L’apprentie fut disqualifiée et lui en tint rigueur encore aujourd’hui, prétextant qu’elle aurait pu s’en sortir toute seule. L’examen final fut une victoire étrangement moins discutable. Dans son groupe de 12 personnes se comptait Regan, avec qui il forme, et malgré lui, un duo incontestablement efficaces.

Aujourd'hui 

Jian Wan est chasseur depuis un peu plus d'un an. Il n'est pas très apprécié en tant que résident mais on apprécie grandement l'avoir en tant que compagnon d'arme. Bien que vif d'esprit, il laisse les stratégies à ses coéquipiers et suit leurs plans (s'il y adhère) dans lesquels il est généralement requit pour se charger des affrontements directs. Il est difficile de ne pas savoir qui il est, qu'on l'aime ou pas ou qu'il nous indiffère. Il est plus discipliné qu'il ne l'était étant ado mais certaines mauvaises habitudes ont la vie dure. Autrement dit, il n'emmerde pas les personnes qui ne l'emmerdent pas. A côté de ça... qu'est ce qu'il est facile de l'emmerder. 




J'ai fondé ce forum en 1846, sympa comme époque mais comme tout le monde se plaignait des blèmes de Wi-Fi, on a décidé de plutôt l'ouvrir fin 2015 2016 2017 2018. Sinon sur moi, que dire... ah si ouais, grosse passion pour les memes les frères ! Et désolé si ma présensation est relou à lire, je déteste mais je déteste écrire des présentations damn


Ce soir comme hier soir, tu céderas à tes démons. Tu détestes les problèmes mais encore plus les solutions.  - Disiz #810808
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Jian Wan Kuroda

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