Ashita no Sekai



 

Jour d'orage [Libre]

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Sujet: Jour d'orage [Libre]
Sam 6 Oct - 16:02

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Jour d'orage
Ce jour là, il s'était levé avec une appréhension qu'il n'avait pas ressentit depuis longtemps. Sa mère, perturbée depuis le dernier affrontement entre Sebastian et son mari à propos de son choix de carrière, n'avait vu d'autres  solutions que de les invités à dîner tout les deux dans leur restaurant favori afin de les forcer à se confronter de nouveau. Elle avait choisit un lieu public pour éviter une énième  esclandre qui la mettrait mal à l'aise, sachant pertinemment que ni l'un ni l'autre n'oserait créer une dispute au milieu d'une salle bondée de clients importants.

C'est donc accompagné d'un long soupir que Sebastian se dirigea dans la salle de bain afin de prendre une douche. Programmant la chaleur et le débit de l'eau, il se tourna ensuite vers son miroir, lui indiquant un état de fatigue assez visible traduit par des cernes immenses sous les yeux. Aie, il allait encore devoir rusé pour ne pas inquiéter sa famille.
Un bip singulier le ramena à la réalité. C'était le son de la douche, lui indiquant que la température désirée était atteinte et qu'il pouvait enfin se glisser sous la pluie artificielle qui achèverait de le réveiller.

Après quelques minutes et un séchage rapide, il avait déjà meilleure mine mais il finit par se résoudre à étaler une crème hydratante légèrement teintée sur son visage pour parfaire son look "je vais bien". Les cheveux peignés en arrière, du parfum de chaque côté de son cou et un costard dont il noua la cravate avec automatisme; le tour était joué. Il était fin prêt pour un repas de famille qui s'annonçait déjà catastrophique pour lui. Il connaissait son père et il savait qu'un échange de plus, même l'estomac plein, ne le ferait pas changer d'avis sur le funeste destin de son fils à être devenu chasseur.

D'ordinaire il aurait pris le temps d'avaler au moins un café mais aujourd'hui, il n'était pas dans son état normal. Et puis tant pis, il s'était déjà brossé les dents. Quittant son appartement à la hâte, ses jambes le portèrent machinalement vers l'ascenseur qui, par chance, s'ouvrit presque aussitôt. Sebastian s'engouffra à l'intérieur et se cala au fond, ajustant correctement ses boutons de manchettes.
Soudain, son ID-O sonna. Un message de sa mère. La voiture l'attendait en bas, à la sortie de la base.

- Super... Soupira t-il.

Il détestait les tours dans la limousine paternelle. C'était marrant quand il avait 5 ans mais à son âge, ça lui rappelait surtout pourquoi il avait toujours eut du mal à se faire de "vrais" amis. Heureusement pour lui, les vitres  teintées lui évitaient le regard envieux ou dédaigneux des gens envers lui. A peine mit-il un pied dehors, le chauffeur vint à son encontre afin de le protéger d'un parapluie, la saison des orages battant encore son plein. Il le salua et monta à l'arrière lorsque ce dernier lui ouvrit la porte.

Le trajet lui parut plus long qu'à l'accoutumer mais lorsqu'il arriva à destination, un visage familier l’accueillit à l'entrée du Hwangje : la mère de Jian. Avec un respect mutuel, il se saluèrent d'abord dans les règles de l'art, puis vint quelques familiarités.

- Aaah Sebastian, bonjour et bienvenue au  Hwangje !
- Bonjour Madame Kuroda. Toujours aussi ravissante !
- Oh voyons, quel flatteur ! Rit-elle avant de reprendre son sérieux. Tes parents sont déjà là. Viens, je vais te conduire à leur table.

La suivant à l'étage, son sourire disparu lorsque ses yeux croisèrent les siens. Et à en croire le regard qu'il lança à son épouse, Monsieur Kaiso n'était pas au courant de la supercherie. Voilà qui promettait d'être intéressant... L'hôtesse prit congé et Sebastian salua ses parents avant de s'installer dans un silence de plomb. Seule sa mère osait sourire, certainement fière d'avoir réussie son coup. Et il aurait vraiment aimer qu'elle ait raison d'insister mais sa précieuse conscience lui soufflait inlassablement le contraire.

- Sebastian. Quelle surprise de te voir ici. Lança soudain l'homme d'affaire, sans sourciller.
- Père. Ravi aussi de te revoir. C'est mère qui m'a invité.
- Oui, je l'avais deviné...
- Chéri, s'il te plait... Fais un effort, ça fait si longtemps qu'on ne s'est pas retrouvé ainsi. En famille.
- En famille ? Je pensais t'avoir dis que je n'avais plus de fils.
- Et pourtant je suis bien là. Devant toi.

Blessé une fois de plus par les paroles cinglantes de son père, Sebastian le foudroya du regard, serrant les poings sur la table. Il avait déjà entendu ses mots, alors qu'il venait de lui annoncer qu'il s'était inscrit à l'académie. Mais de les entendre à nouveau résonnait comme un écho dans sa poitrine. Le jeune homme avait depuis toujours eut un immense respect et une admiration pour celui qui aurait du l'encourager. Malgré son parcours impeccable et les innombrables fois ou il lui avait prouvé qu'il en était digne, ça ne suffisait pas. Son fils aurait du finir par travailler à ses côtés, au sein du SSN.

- Pourquoi, père ? Pourquoi ne pas accepter mon choix alors même que tu as été chercher ta propre nièce pour l'envoyer au front ?
- Ça n'a rien à voir. Amber à toujours eut les capacités d'être un excellent médecin et c'est ce qu'elle est devenue. Tout comme ton oncle. Nous avions besoin d'elle parmi nos rangs. Toi, je ne t'ai pas élevé pour ça. Tu étais destiné à un brillant avenir.
- Justement, père. N'as tu pas pensé que j'en avais assez qu'on me dicte ma conduite, sous prétexte que je suis ton seul fils et qu'il te fallait un successeur ? Jusqu'à preuve du contraire, je suis un bon élément et je suis fier de me battre aux côtés de mes camarades. Je ne voulais pas d'une vie caché derrière un bureau et du luxe. Peut-être m'en serais-je contenté si le monde n'avait pas tant changé mais voilà, les chimères ne sont pas une illusion. Elles sont bien réelles et beaucoup trop de familles ne peuvent pas se protéger derrières des murs. Ne peux-tu pas laisser ta fierté de côté pour une fois ? Que ta nièce risque sa vie n'est pas un problème mais que ton propre fils le fasse est une raison valable de le bannir de ta vie ?

Il ne s'était pas démonté. Le regard toujours juste et la tête haute, il avait dit tout ce qu'il avait à dire, laissant tout le monde sans voix. Mais cette mascarade avait assez durée. Sebastian se leva simplement, sans en ajouter, et embrassa sa mère sur la joue.

- Pardon, mère. Je n'ai plus faim.

Puis il tourna les talons. D'un pas décidé il sortit du bâtiment, non sans avoir dit au revoir à Jae Hwa. Et alors que la limousine était encore présente à l'entrée, il fit signe au chauffeur qu'il était inutile de se précipiter car il ne rentrerait pas tout de suite.

- Merci mais je vais rentrer seul.
- Mais enfin Monsieur, il pleut à torrent.

Sebastian leva la tête au ciel et sourit avant de répondre : Ce n'est pas grave, j'ai l'habitude...Puis il s'éloigna, dénouant sa cravate et déboutonnant légèrement sa chemise. D'aussi loin qu'il s'en souvienne, il n'avait jamais supporté ce morceau de tissus qui soit disant rendait un homme plus élégant. Trempé jusqu'aux os en quelques secondes, il se dirigea vers le centre ville, animé à cette heure mais pas autant que le soir. Il avait besoin d'un verre et de se détendre un peu, histoire de penser à autre chose.


 
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Sujet: Re: Jour d'orage [Libre]
Dim 7 Oct - 16:01

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- BAGIROVA-HAKASE !!!!

Hé oui, c'était une nouvelle journée. Riche en animation, et en... bon, soyons honnêtes, la plupart des journées d'Oksana n'étaient pas VRAIMENT riches en animation et autres folies. Certes, elle travaillait de près avec les chimères mais en règle générale il s'agissait d'examiner des prélèvements, établir des protocoles expérimentaux, discuter de possibles idées lors de grands meetings avec l'ensemble du personnel de recherche, ... La plupart des gens trouveraient ça chiant à en mourir mais Oksa n'avait pas d'objection particulière : ça en valait la peine. Les infra-sons émis par les Inukan étaient tout simplement fascinants ! La plupart des chercheurs savaient que certains infra-sons pouvaient avoir des effets délétères sur l'humain mais à ce point-là ? C'était tout simplement du jamais vu. Le genre de jamais vu que, bien entendu, son gouvernement apprécie beaucoup...

Et cela voulait dire, du coup, des moments assez... disons... un peu barbants, pour être polis. C'était un mal nécessaire... Sauf que ce jour-là, il serait loin d'être ennuyeux. L'une des jeunes assistantes de recherche de l'équipe d'Oksana, une jeune doctorante nommée Ayazaki Kyoko, débarqua sans prévenir dans le bureau du professeur Bagirova. La pauvre était essoufflée ET paniquée, deux en un, et en plus elle criait, ce qui fit grimacer Oksa.

- LE SUJET 144 !!
- Vous êtes obligée de hurler ?
- M... mes excuses ! C'est... le test l'a rendu inconscient !
- D'accord... mais c'est plutôt une bonne nouvelle du coup, non ?
- Le docteur Hasai est rentré dans l'enclos pour contr-
- Ahhh урод, блять... marmonna-t-elle avant de se lever, attrapant le pistolet qu'elle avait participé à concevoir.

Les deux femmes se dirigèrent alors vers l'enclos concerné avec empressement. Enfin... un empressement tout relatif : si la jeune chercheuse semblait prête à faire un sprint, Oksana, elle en revanche, ne comptait pas vraiment transpirer pour arriver là-bas plus rapidement. Ce furent trois longues minutes qui s'écoulèrent avant que la brune n'arrive face à l'enceinte en verre renforcé, spécialement conçu pour bloquer les sons - et ainsi éviter que les "ronronnements" exaspérants des Inukan ne rendent tout le monde dans le labo complètement dingue. Et comme prévu... Hasai était bel et bien à l'intérieur. Et comme s'en doutait Oksa, la situation n'était pas des plus jolies...

L'homme avait une jambe en sang et il avait réussi à se planquer à l'intérieur d'une des trappes servant à nourrir les créatures. Il tenait... à peine, mais il tenait. Le problème, évidemment, était que la trappe était conçue pour que les Inukan puissent l'ouvrir par eux-mêmes, une fois la nourriture placée à l'intérieur... La créature était donc en train de tirer avec insistance et le pauvre chercheur ne tiendrait pas 12.000 ans dans ces conditions. Malgré tout... cela ne sembla pas trop perturber Oksa, qui attrapa le micro et lança :

- Что ты делаешь, дебил? Qui vous a demandé de rentrer ?
- J... j'allais juste l'exam-
- Non mais ça c'est fantastique, je m'en contrefiche : est-ce-qu'à un moment quelconque, je vous ai dit de rentrer?
- N... Non?
- Pourquoi vous êtes rentré alors ??
- Pour l'examin-
- Oui oui ça va, on a compris... marmonna-t-elle d'un ton narquois, avant de soupirer et de jeter un œil à la situation.

Dans les faits, il était possible de faire venir la sécurité. Le SSN était hautement protégé... Mais d'une part les agents de sécurité n'étaient pas des chasseurs et d'autre part le pauvre docteur ne tiendrait pas le temps qu'ils n'arrivent... La chercheuse se mis donc, encore, à grommeler, ordonnant à Kyoko:

- Ouvrez la porte du sas.
- M... mais p-
- J'ai l'air de vous faire une suggestion? Ouvrez la porte du sas.

La brune se dirigea alors vers ledit sas, entrant à l'intérieur une fois la porte ouverte. Les scanners à l'intérieur se mirent à vérifier que tout était en ordre et qu'il s'agissait bien d'un humain à l'intérieur - et non d'une chimère qui tenterait de ficher le camp, avant d'enfin ouvrir la seconde porte, donnant sur l'enclos. Oksa ne chercha pas plus loin, se contentant d'attraper le flingue, viser la tête en profitant du fait que l'Inukan soit plus intéressé par son "repas" que par autre chose, et dans un bruit assourdissant, la créature se retrouva au sol, le crâne éparpillé un peu partout.

- M... mais...?
- Mais...?
- Mais quoi ? C'est réglé, non ?

Ses collègues semblaient sidérés et un brin sous le choc. Beaucoup de questions leur traversaient l'esprit... déjà, comment avait-elle amené une arme à feu au SSN ? La question était en fait mal posée : l'arme avait toujours été là. Oksa ayant régulièrement participé à leur conception et leurs améliorations successives, elle en avait juste récupéré un dans les laboratoires sans jamais le faire sortir. Ce n'était... pas particulièrement respectueux des régulations mais ce n'était pas non plus explicitement interdit. La deuxième question qu'ils se posaient était :

- Pourquoi l'avez-vous abattu ??
- Pour ne pas qu'il vous dévore ? Aucune envie de remplir de la paperasse à cause de ça. Puis de toutes façons on en a d'autres, d'Inukan, non ?
- Oui...?
- Hé bien voilà, nettoyez-moi ça, et on continuera les tests sur un autre, tout neuf. Et amenez Hasai se faire soigner.

Simple, efficace, en soi c'était logique.

Bon, malgré la logique... Miss Bagirova passa le reste de la journée dans des discussions particulièrement tendues avec les équipes de sécurité : le fait qu'elle ait fait sortir une arme à feu des laboratoires appropriés et qu'EN PLUS elle s'en soit servie ne plaisait à personne. L'attitude particulièrement je-m'en-branliste d'Oksana n'aidait d'ailleurs pas à réduire l'irritation passable de ses interlocuteurs... Pour elle c'était le résultat qui comptait : Hasai était vivant, non ? Hé bien alors ? Le fait qu'elle ait plus ou moins raison ne faisait qu'empirer la situation... Les entretiens prirent fin lorsqu'un des managers du département de sécurité lui affirma que son "talent ne la sauverait pas toujours".

Peut-être pas, mais cette fois-ci, il ferait l'affaire. Elle se contenta donc de hausser les épaules avant de quitter les lieux, se dirigeant vers son petit resto préféré ! Bon, parler de "petit resto" serait un peu osé vu qu'il s'agissait d'un restaurant Coréen particulièrement bien coté... Et particulièrement hors de prix pour la plupart des gens mais heh, mère Russie payait bien ses esp... ses employés chargés d'aider autrui ! Et alors qu'elle arrivait en vue des lieux, un torrent de pluie se mit à se déverser sur elle, la détrempant intégralement en moins de quelques secondes...

- Оы, блять... marmonna-t-elle, avant d'apercevoir un type en train de... se dévêtir ?

Manifestement, il enlevait sa cravate et dénouait juste quelques boutons de sa chemise, mais le tempérament un brin trollesque d'Oksa la força à lancer d'un ton mi-moqueur mi-joueur, avec son accent Russe assez difficile à rater :

- Alors ça y est, le Hwangje a décidé d'attirer un nouveau genre de clientèle avec des concours de chemise mouillée ?
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Sujet: Re: Jour d'orage [Libre]
Lun 8 Oct - 13:45

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Jour d'orage
Alors qu'il s'éloignait à grandes enjambées du restaurant, il fut sortit de ses sombres pensées par une voix grave mais féminine, joliment marquée d'un accent russe. Il en reconnaissait les nuances car ce n'était pas la première fois qu'il était confronté à cette tonalité. Des étrangers, il en croisait régulièrement depuis la création du SSN et de tout ce qui entourait les villes bleues. Soit parce qu'ils étaient attirés par le mystère entourant les chimères, soit parce que les membres hauts placés du SSN étaient aller les chercher eux-même, étant de brillants scientifiques, techniciens, chimistes etc... La diversité au Japon n'avait d'ailleurs jamais été aussi présente.

Levant les yeux vers la propriétaire de cette voix, Sebastian se retrouva face à une jeune femme brune au regard malicieux, soulignant sa remarque d'un sourire en coin sur les lèvres. Il l'a trouva vraiment belle. Grande, mince et élancée. Des traits bien marqués, une coupe courte et une frange droite délimitant un visage souligné par des tatouages singuliers. A vu d’œil elle devait avoir environ le même âge qu'Amber mais il pouvait se tromper.

Le jeune chasseur sourit en la détaillant d'avantage, son allusion prenant une toute autre tournure puisque si Sebastian était effectivement mouillé de la tête aux pieds au point que ses vêtements et ses cheveux lui collaient à la peau, cette dernière n'était pas mieux placée que lui pour se moquer, bien qu'elle ne portait pas de chemise. Glissant négligemment une main dans sa poche de pantalon, il répondit presque immédiatement, employant le même ton que la brune.

- Il faut croire oui. Mais comme vous étiez en retard, le spectacle n'a pas fonctionné. Je crains que la clientèle n'ait pas changée.


 
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Sujet: Re: Jour d'orage [Libre]
Lun 8 Oct - 15:01

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Surprise : le jeune homme se mit à réagir ! En règle générale, la plupart des gens se contentaient de lui adresser un sourire poli avant d'ensuite faire une tête sceptique, lorsqu'Oksa venait leur dire quelque chose de bizarre. Mais manifestement, le jeune homme en face d'elle semblait interagir au lieu de juste tenter de fuir cette étrangère bizarre. Cela dit... La recrudescence de non-Japonais depuis quelques années, due en partie à cause du grand nombre de morts au Japon couplée à l'arrivée massive d'aide internationale, avait peut-être aidé à limiter ce phénomène ?

Oksana se contenta de ricaner en se dirigeant vers la porte mais, apercevant l'intérieur bondé - et surtout Suzuki. Ou plutôt, comme il se plaisait à le répéter à Oksana : "c'est Suzuki-bucho". Le chef du département de recherche et de développement et, du coup, en quelque sorte son "chef". Il respectait les capacités de la Russe mais n'aimait pas, mais pas, mais PAS DU TOUT ses manières... Et il avait probablement entendu parler de ses petits exploits de la journée. Par conséquent... Rentrer dans le restaurant serait prendre le risque de devoir se taper une discussion avec lui... Le genre qu'elle n'avait absolument aucune envie d'avoir.

- Hmf, пиздец...

Elle fit immédiatement demi-tour, pour s'intéresser de nouveau au... chasseur ? Son ID-0 était de cette caractéristique couleur noire, qu'elle ne voyait pas si souvent que ça. On aurait pu penser qu'étant au SSN et développant des technologies diverses liées aux chimères, elle serait souvent en contact avec eux, mais hélas tout était très hiérarchisé. Les personnes du SSN parlant directement aux chasseurs étaient des gens très spécifiques avec des titres particuliers, des accréditations différentes, bref, la joie de la bureaucratie... Le fait était que l'ID-0 de Sebastian attira son regard et son intérêt, un petit sourire curieux apparaissant sur son visage.

- Vous avez eu l'occasion de tester les munitions fléchettes de 14.2mm ? demanda-t-elle directement sans même dire bonjour ni bonsoir ni l'inviter à dîner avant. J'ai mis des SEMAINES avant de réussir à tout faire tenir dans une cartouche qui ne fasse pas 20 kilogrammes mais personne ne m'a jamais donné de retours... C'est frustrant.

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Sujet: Re: Jour d'orage [Libre]
Lun 8 Oct - 16:48

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Un infime instant, elle laissa paraître de la surprise dans son regard, avant de lâcher un petit rire et prendre la direction opposée à celle du japonais. Soit elle ne s'attendait tellement pas à une réponse qu'il l'avait désarçonnée, soit elle était plutôt du genre spontanée mais n'avait pas forcément envie de s'étaler dans une conversation avec un inconnu. Sebastian n'insista donc pas lorsqu'il comprit qu'il n'y aurait pas de suites à cette interlocution et s’apprêtait à reprendre sa marche vers le centre ville lorsque la russe lui adressa de nouveau la parole à peine fit-il un pas.

A cet instant il assimila deux choses. La première étant qu'elle avait deviné assez rapidement qu'il était chasseur. Mais à en juger son ID-O qui dépassait de sa manche depuis qu'il avait plongé la main dans sa poche quelques minutes plus tôt, ça n'avait pas été difficile à déceler, bien qu'il faille un esprit vif et observateur pour le voir. La seconde et non des moindres, cette femme faisait partie du SSN. Plus précisément de la branche scientifique, ce qui confirmait bien ses suppositions. Elle était très intelligente.

A l'évocation des munitions dont elle parlait, Sebastian prit le temps de réfléchir mais il ne lui fallut pas plus d'une demi-minute pour y mettre une image et se rappeler parfaitement d'un de ses entraînements relatif aux nouvelles armes sortant du labo. Chaque fois qu'un concept était validé, il était immédiatement présenté aux recrues et académiciens afin de les prendre en main et d'étoffer son armada. Chacune d'entre-elles étaient étudiées à son paroxysme pour faciliter les mouvements des chasseurs -et/ou des cavaliers- tout en restant efficaces et causer un maximum de dégâts.

Intrigué par ce personnage qui lui faisait penser davantage à sa chère cousine, il répliqua simplement.

- Très pratiques. Légères, discrètes, peu encombrantes. J'ai eu l'occasion d'en tester lors d'un entrainement, en effet. Mais malgré leur précision extrêmement millimétré et l'impact important sur leur cible, je ne les ai pas choisis dans mon attirail.

Il n'était pas forcément fan non plus des fléchettes et tout ce qui s'en rapportait. Ceci étant plus dans le domaine de Savannah. Lui, s'était les armes à feu. Tout comme d'autres préféraient les épées, couteaux et armes blanches similaires. D'ailleurs, est-ce qu'elle avait participé à la création de tout l'armement ou était-elle spécialisé dans un autre secteur ?


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Sujet: Re: Jour d'orage [Libre]
Lun 8 Oct - 18:04

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Légères, discrètes et peu encombrantes ! Voilà qui faisait plaisir à ent- euh, attends. Discrètes ? La brune sembla plutôt confuse à cet adjectif... Les balles anti-armure qu'elle avait popularisées et améliorées au fil du temps n'étaient pas... particulièrement discrètes, non. En fait, au départ, le principe était basé sur les projectiles expédiés par les tanks : rien de très ninja-esque en soi. Le bruit produit par l'un de ces machins était suffisant pour rendre le tireur sourd, s'il n'était pas protégé de façon suffisante. Du coup... légères, soit. Peu encombrantes, soit... Mais discrètes ? Sa spécialité, c'était avant tout les armes à feu. Surtout les grosses qui font boum.

En fait elle n'écouta même pas (ou à moitié) le reste. Elle capta, vaguement, qu'il n'avait pas choisi de les ajouter à son attirail, mais l'esprit de la scientifique était focalisé sur cette anomalie. C'était une chercheuse : elle adorait les anomalies ! Du moins, elle avait tendance à se focaliser dessus et à creuser jusqu'à ce qu'ENFIN la situation ait un sens et redevienne parfaitement logique et aisée à expliquer et décrire. Et ici... le mot "discrètes" n'avait, pour elle, aucun sens. Elle se retrouva donc avec les sourcils froncés* et se mit à fouiner sur son ID-0, faisant une petite recherche rapide.

Son ID-0 afficha l'écran holographique et hop, l'application internet se lança. Elle se mit ensuite à se connecter aux sites du SSN pour... se retrouver face à un petit souci. Il fallait, comme pour tout ce qui était sensible, utiliser une authentification à deux facteurs. Et elle avait laissé l'authentificateur au bureau.

- Oy, сука блять... Bon tant pis, euh...

Elle relança un écran de recherche avant de taper "Бронебойный оперённый подкалиберный снаряд". Ce n'était pas très digeste, mais au moins c'était le terme technique correct : après quelques secondes, hop, elle se retrouva avec une avalanche d'images et autres illustrations qui allaient pouvoir indiquer à Sebastian de quoi elle parlait : non pas de fléchettes, mais de pénétrateurs cinétiques. Des balles d'arme à feu donc, mais projetant des sortes de fléchettes anti-armure faisant des ravages. Ayant trouvé un site satisfaisant (un vieux site en Russe, évidemment : https://topwar.ru/117742-tankovye-boepripasy-v-otvet-na-sovremennye-potrebnosti.html ), elle montra l'image située au milieu de la page avec un sourire satisfait :

- J'ai fait en sorte de transformer les... projectiles ? Fléchettes de tank? Pour les intégrer dans des armes plus petites, efficaces contre les chimères... Je parlais de celles-là. Celles de 14.2mm utilisées dans les fusils de euh... la précision. Pas les fléchettes comme... hmf... des euh, arcs ou dans les bars ?

Clairement elle manquait un brin de vocabulaire technique, d'où la confusion... Mais au moins, l'image ne laissait que peu de doutes quant à ce à quoi elle faisait référence.

- J'ai faim. lança-t-elle alors, passant directement du coq à l'âne, avec une mine penaude.
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Sujet: Re: Jour d'orage [Libre]
Lun 8 Oct - 20:05

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Jour d'orage
La voilà maintenant l'air confus...

Les sourcils froncés, ses yeux se concentrèrent sur son ID-O qu'elle dégaina avant même qu'il eut fini sa phrase, l'hologramme laissant à Sebastian le plaisir -ou l'incompréhension- de voir défiler tout un tas de choses. C'est lorsqu'elle lui montra une image et qu'elle rouvrit enfin la bouche qu'il réalisa. Les rôles s'inversèrent alors et c'est le jeune homme qui était à présent confus. Il avait mal interprété et s'était trompé d'entrainement, parlant donc des mauvaises munitions. Il mit cette erreur sur le compte de la fatigue de ses derniers jours et sur le fait qu'il soit simplement humain, non sur l'élocution de la brune qui faisait de son mieux pour se faire comprendre.

La bonne nouvelle, c'est qu'il pouvait maintenant être sur la même longueur d'ondes, les armes à feu étant son terrain de prédilection. Mais c'est avec un visage contrit et se grattant l'arrière de la tête, visiblement gêné, qu'il enchaîna avant de se faire effrontément couper la parole.

- Ah oui, ces munitions là... Désolé, je n'...

Elle avait faim. Et l'expression qu'elle affichait fit sourire tendrement le chasseur. Est-ce qu'elle était peinée par le fait qu'il se soit trompé ou parce qu'elle pensait que c'était de sa faute ? Et par dessus tout... Est-ce qu'elle... Avait dit ça pour changer de sujet ou... Pour... L'inviter à poursuivre la conversation autour d'une table ?

Peu importe, il est vrai qu'ils se tenaient toujours sous une pluie battante et qu'il devait s'excuser convenablement pour le petit affront qu'il venait de lui faire. De plus, il avait la chance de se trouver en présence de celle qui avait certainement conçue ses précieuses armes alors même qu'il s'était toujours demandé qui avait inventé des bijoux pareil. Une aubaine à ne pas rater ! Le problème étant qu'il venait de sortir du Hwangje et ne voulait par conséquent pas y retourner alors qu'elle, en revanche, semblait s'y diriger au départ. Malgré tout, son estomac le trahi. Il avait retrouvé l'appétit et c'est donc non sans hésiter qu'il tenta le coup.

- Si vous voulez, je connais un autre restaurant... Pas très loin, dans le même genre mais moins huppée. Nous serions à l'abri et ça me ferait vraiment plaisir de m'excuser convenablement. J'avoue avoir essayé tellement de concepts différents qu'il m'arrive de me méprendre. Ajoutez à cela la fatigue et mon cerveau déraille... Si ça peut vous rassurer, vous avez fait un travail exceptionnel sur ces balles. D'ailleurs je me demande pourquoi je n'ai pas percuté plus tôt puisque je me souviens avoir été impressionné. Je... Je suis adepte des armes à feu. En fait je ne me sers que de ça lors de mes combats et je... Parle trop...

Si le mauvais temps ne s'y prêtait pas, on pourrait croire que Sebastian rougissait de honte. Ne la brusquant pas, il lui montra simplement la direction à prendre si elle acceptait de le suivre.


 
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Sujet: Re: Jour d'orage [Libre]
Mar 9 Oct - 17:02

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Arme(s) utilisée(s):
Il avait les sourcils froncés... C'était étrange : il ne pouvait pas avoir les sourcils froncés, il n'était pas froncé il était japonais ! ... donc oui, nous disions...

Oui, il semblait assez penaud face à l'explication d'Oksa. D'un autre côté, le pauvre, ce n'était probablement pas sa faute : malgré son Japonais d'un assez bon niveau, il lui arrivait encore d'utiliser des formulations, des termes, des bidouillages grammaticaux, qui fonctionnaient bien en Russe mais pas tellement en Japonais... Du coup, en soi, on ne pouvait pas TROP reprocher au pauvre Sebastian de s'être planté de type de fléchette ! Du coup, Oksana se contenta de hausser les épaules nonchalamment comme si elle s'en fichait totalement.

Elle avait faim. Et par quoi était-elle peinée ? Par la confusion du chasseur ? Par son propre petit ratage linguistique ? Non. Parce qu'elle avait faim, c'était tout. Au départ, la chercheuse était venue ici pour se goinfrer mais son plan avait été interrompu par un excès de personnes présentes dans le restaurant + la présence imprévue et incongrue de ce cher manager qu'elle n'appréciait que très modérément... Donc frustration donc la dalle. Donc penaude.

Mais : coup de chance ! Le chasseur connaissait un autre coin qui pourrait faire l'affaire. Moins huppé... Bon, elle devrait survivre. Elle avait bien réussi à rester en vie en mangeant dans les cantines de certains labos planqués en Sibérie, autant dire que ce n'était pas du Georges Blanc dans l'assiette tous les midis hein. Et même avant ça... ses parents n'avaient jamais été particulièrement aisés et puissants, donc même si elle n'était jamais MORTE DE FAIM, elle n'avait jamais non plus vraiment vécu dans le luxe.

- Moins huppé ? Si ça se mange, ça me convient ! De toutes façons aucun restaurant huppé ne peut faire mieux que les котлет de Бабушка, répondit-elle avec un ton plus enthousiaste avant de le suivre sous la pluie battante.

Le chasseur expliqua alors la source de sa confusion et surtout qu'il était un adepte des armes à feu... Ce qui attira l'intérêt de la chercheuse, pour le coup !

- Vous ne parlez pas trop, pas trop ! C'est rare de voir des chasseurs utiliser des équipements plus dans la modernité... Des arcs ? Je suis quoi, femme des cavernes ? Balle explosive : plus rapide, plus efficace, plus de portée, donc plus de chimère. Boum ! C'est réglé !

Mais autant revenir aux sujets importants :

- Quel genre de restaurant ?
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Jour d'orage [Libre]

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