Ashita no Sekai



 

Jun’ichirō Nomura // Smiles and Goosebumps

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Métier : Apprenti

Avatar : Jun’ichirō Nomura (OC)
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Sujet: Jun’ichirō Nomura // Smiles and Goosebumps
Dim 9 Déc - 13:49

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Réputation: Inconnu en public, effacé dans les rangs
Arme(s) utilisée(s): Pièges et fusil de précision
Jun’ichirō Nomura




▬ Age 20 ans
▬ Date de naissance 29/12/2045
▬ Nationalité  Japonais
▬ Groupe  Apprentis
▬ Avatar  Jun’ichirō Nomura (OC, auteur inconnu [les aléas de Pinterest])
▬ Code du règlement :










 
 
Comment faire plus commun que Jun’ichirō ?
 
Son teint est pâle, contrastant avec ses cheveux bruns mi-long, souvent en pagaille, et ses iris presque noir.
Ses traits sont typés à l’asiatique : nez court, yeux en amande. Son visage est rond, sa mâchoire forme un angle léger avant les oreilles, pour s’allonger sur un menton pointu.
Ses oreilles sont de petite taille, et portent peut-être le seul élément propre au jeune homme, ses deux helix étant colorées en noir sur leur tier central.
 
Sa taille est moyenne, dépassant à peine le mètre soixante-dix, et sa musculature finement développée grace à sa formation parmi les apprentis laisse malgré tout apparaître ses côtes sous sa peau tendue. Il n’en est pas pour autant complètement frêle, et ses épaules larges lui donnent une silhouette agréable à regarder, sans être pour autant digne de celle d’un mannequin ou d’un strip-teaseur - bien qu’il s’adonne parfois à l’exercice pour amuser la galerie dans les vestiaires de l’Académie.
 
Lorsqu’il ne porte pas la combinaison, il s’est habitué à se vêtir amplement, pour se sentir plus au confort que dans ce carcan élastique qui le contient à longueur de journée.
 
Le charme d’une personne tient souvent des expressions de son visage. En public, on n’observera de lui que des sourires et des regards chaleureux, amplifiés par la profondeur de son regard très expressif. On dit aussi qu’il accentue merveilleusement les expressions colériques. Mais peu sont ceux qui ont pu voir le visage de Jun de près durant cet état-là.








 
 
Si vous vagabondez entre les salles d’étude de l’Académie d’Anos, vous augmenterez vos probabilités de croiser Jun, assis quelque part, occuper à étudier, en train de lire ces livres dont il est si friand, ces bouts de papier qu’il aime tant garder avec lui.
Vous lui demanderez alors probablement pourquoi il s’embarrasse de ces objets encombrants, et vous n’aurez sans doute pas tort, étant donné l’efficacité des ID-0. Mais face à cette question, Jun vous regarderait surement avec un petit sourire, avant de vous répondre sans détour que la surface froide du métal n’égalera jamais ni l’odeur chaleureuse du papier, ni le bruit claquant des pages tournées.
 
Vous observerez alors à quel point il n’est pas difficile de continuer la conversation : ses sourires, ses mimiques gênées, son regard franc, la manière qu’il a de jouer avec ses cheveux lorsqu’il réfléchit, de tout son être émane la chaleur d’une personnalité simple et ouverte, qui ne laisse souvent pas place au doute quant à ses véritables intentions. Il vous laissera même rapidement l’appeler par son prénom.
 
Certes, si on le compare à l’éventail de personnages hauts en couleur d’Aotoshi, la personnalité du jeune homme le rendra probablement un peu fade, un peu trop commun, sans compétence particulière. Mais dans un monde en pleine décadence, traînant lentement les hommes à la folie, sa stabilité pourra servir de point d’accroche, vous diriez-vous.
 
Malheureusement, même lorsque la Lune est pleine, elle cache dans son dos une part d’ombre dont elle ne peut se débarrasser.
 
Jun’ichirō est un pleutre. Il vous suffirait de l’observer pendant une semaine, pour commencer à le remarquer.
Toute confrontation éveille en lui une peur panique qui le pousse à fuir. Qu’il s’agisse de se battre, de s’opposer à un supérieur, de se mobiliser pour sa propre vie, de se disputer avec quelqu’un ou de tenter d’argumenter, qu’il s’agisse même simplement de papiers administratifs à remplir, Jun n’aura de cesse de repousser l’échéance, ou d’écarter l’évènement.
Il n’existe qu’une seule chose en ce monde qui puisse le pousser à faire front : sa famille.
 
Ce sont les personnes qui lui sont le plus chères, auxquelles il est lié par le sang, et dont il est persuadé qu’elles resteront à ses côtés quelle que soit l’adversité. La seule manière qu’il aurait de les perdre, c’est la mort. C’est pourquoi il a fait vœu de les protéger. Une simple ébauche de menace concernant ses proches suffit à allumer en lui un brasier avide, capable de consumer son être et tout ce qui se trouve dans ses environs, l’investissant alors d’une volonté à toute épreuve, réclamant tous les sacrifices, quel que soit le prix.
 
Si vous aviez la chance d’observer cette personnalité instable, votre image de Jun changerait probablement du tout au tout.
Difficile de se maintenir à un point d’accroche risquant de se dérober au moindre effort, et risquant de vous abandonner pour une cause qui vous est étrangère.
 
Alors avec un peu de chance vous pourriez penser à cette première fois où vous l’aviez vu, seul, avec son livre dans une salle d’étude.
Pris de pitié par sa personnalité si agréable et contradictoire, vous tenteriez alors peut-être de le comprendre, de rejoindre sa famille. Vous ne seriez pas le premier ni le dernier à essayer.
 
Voici Jun.










Nombreuses sont les histoires humaines qui tendent à la tragédie. L’être humain est un animal complexe, aux émotions nombreuses et contradictoire, qui rentrent souvent en collision avec celles de ses semblables. Chaque individu a ses propres désirs, ses propres intentions qu’il ne partage avec personne, c’est ainsi que naissent des tensions, et s’ensuivent des catastrophes, gonflant sournoisement jusqu’à se changer en désastres.
La vie de Jun n’est pas un désastre, et elle aurait pu se dérouler sans catastrophe. Malheureusement, parfois les dieux sont taquins.

I. Avant la journée Hurlante

Jun naît en 2045, entre les murs de l’Hopital Kobayashi, au bord du lac Sayama, à Iruma en banlieue de Tokyo. C’est un bébé normal. Pas de défaut, pas de malformation, un joli crâne rond, un corps proportionné, pas trop léger ni trop lourd. Ses deux parents sont ravis, c’est un bel enfant, toutes leurs inquiétudes prennent fin, l’accouchement s’est passé à merveille et sans aucune complication. Les docteurs se félicitent.
Le petit garçon grandit normalement : il est chéri lorsqu’il est bébé et grandit sans incident. Il est social, amical, et parvient rapidement à se créer un cercle d’amis qu’il gardera ensuite jusqu’au collège, sans jamais s’en séparer.
De cette enfance joyeuse, aucun souvenir marquant ne se dégagerait vraiment, seulement des anecdotes amusantes. Ne se démarqueraient particulièrement que le chemin de l’école primaire, et le sentier menant à l’arrêt de bus qui l’amenait au collège. Ces paysages qu’il voyait alors de ses yeux innocents, dans des couleurs chatoyantes souvent très éloignées de celles bien plus pâles de la réalité.

Malheureusement, ce train-train prit brutalement fin, sous la forme d’un hurlement long et strident, qui le fit relever la tête de son polycopié, un jour d’examen. Le matin même, pris par un début de crise d’adolescence, c’est sur son père qu’il avait hurlé, déclarant du haut de ses 14 ans qu’il n’était plus un gamin.
Finalement, c’est le souvenir le plus clair qu’il aurait probablement gardé de son enfance : la gueule baveuse d’une chimère déchiquetant sous ses yeux écarquillés les restes cramoisis d’un de ses camarades de classe.

II. Avant les Apprentis


Il survécut par miracle, et réussit à échapper aux chimères. Lorsqu'on le trouva, ce fut la seule chose que les gens qui l’entouraient avaient dans la bouche : « il a eu de la chance ».
Ces quelques mots lui firent prendre conscience d’un fait : la vie n’est qu’une histoire de chance. C’est après ces évènements qu’il en déduit que la meilleure façon d’éviter les problèmes était de limiter la probabilité qu’ils surviennent, et cela força son caractère à changer, à le changer en fuyard.

Cette catastrophe eut un autre effet néfaste sur le jeune homme : face au choc subi, le cerveau de Jun oublia jusqu’à son nom. Contrairement à ce qui se passe dans les films, sa mémoire ne réapparut pas au fur et à mesure. Ne restait que des ébauches de sentiments, des restes d’émotions qui cherchaient vainement à s’accrocher à quelque chose, une idée, une personne, n’importe quoi, sans jamais trouver.
L’amnésie n’est pas chose aisée. Jun n’attirait que la pitié, et se rendit compte que personne n’était vraiment de son côté : on le voyait comme un cas sans espoir. Dans le camp de réfugiés, il était un reclus.
C’est seul qu’il se releva, et personne ne lui vint en aide lorsqu’il se lança à la recherche de la moindre trace de ses parents, tentant de retrouver d’où il venait. Qui était-il avant d’oublier ?
La réorganisation devint son salut.
Comme il habitait à Iruma, et en raison de son manque de liens et de son jeune âge, il fut déporté dans un foyer d'accueil pour enfant de la ville rouge de Sagamihara.
Peu après qu’il ait atteint ses 16 ans, une simple prise de sang lui révéla son identité. C’est ainsi qu’il retrouva ses origines.
Investi d’une détermination nouvelle, reconstitua son courage brisé, et se déroba à la surveillance du foyer, pour se rendre sur les traces de sa famille.

Sous les restes gris d’Iruma, entre les débris sombres de son ancienne maison, il ne découvrit que des livres et des photos de famille.
A son retour à Sagamihira, on lui rappela encore sa chance, tandis qu’on lui recommandait de postuler chez les Apprentis. Ayant perdu le courage de s’expliquer, de raconter comment il n’avait pas combattu les chimères, mais plutôt comment il les avait fuies, il repoussa l’échéance, en laissant trainer la paperasse.

Un an plus tard, on retrouva sa mère : dans un état critique, elle fut placée en sommeil artificiel en attendant qu’il réussisse à prendre la décision fatidique. Par chance, l'hôpital de Sagamihira était bien équipé, pour une ville rouge.
Il apprit à ses dépends que cependant rien n’est gratuit. Enchaîner les jobs ne suffisait pas à payer l’hospitalisation de sa génitrice. Il avait tellement de questions à lui poser, incapable de la laisser partir.
Arriva un moment où sa lâcheté reprit le dessus, il ne parvenait plus à aller travailler, ne gagnait plus d’argent, et bientôt sa mère serait débranchée.
Sur son bureau traînaient encore les papiers qui lui permettraient de rejoindre les rangs des Chasseurs. Il les remplit finalement, et fut invité à passer le test pour rejoindre les Apprentis alors qu’il fêtait ses 19 ans.

III. Carquois

On ne peut pas dire que la première période de Jun parmi les Apprentis fut très glorieuse.
Il passa les tests d’aptitude physique et intellectuelle avec brio, mais planta complètement son oral, bien trop effrayé par l’échange et l’argumentation en présence d’autres personnes. Cela faillit lui coûter sa place, comme il l’apprit plus tard en discutant avec l’un de ses supérieurs.

De même, la plupart des cours avançaient sans aucun souci, et le jeune homme réussissait dans tous les domaines. Sa détermination de garder sa mère en vie étant plus forte que sa phobie des tâches ardues.
Les cours d’arts martiaux, et tout ce qui poussait à la rivalité entre carquois, en revanche, furent sources de problème. A plusieurs reprises, les arbitres prirent conscience de la peur qu’il avait de l’affrontement, et de sa vitesse d’abandon face aux coups reçus. Voyant le potentiel de Jun, les encadrants ne l’abandonnèrent pas pour autant.

Pour continuer à financer l'hospitalisation de sa mère, il avait réussi à obtenir le soutien d'un médecin de Sagamihira, un ancien ami de la famille. Celui-ci n'avait même pas essayé de s'approcher de Jun, et lui avait simplement proposer son aide. En retour, il s'attendait juste à ce que le jeune homme puisse lui rendre service à n'importe quel moment.

D’un point de vue relationnel, ces 8 mois ne furent pas vraiment enrichissant. Il restait effacé, et évitait au maximum les contacts avec les autres carquois. La coopération n’étant alors pas de mise, cela n’eût pas vraiment de conséquence.

Une fois arrivé à la fin du second semestre, Jun s’était déjà métamorphosé. Bien qu’il restât un pleutre, il était désormais capable de surmonter sa peur dans des cas de simulation, et parvenait à se diriger vers les autres pour leur parler.

IV. Archers

La seconde année fut moins laborieuse. En effet, désormais que sa peur était évacuée, le temps passait à toute vitesse : il prouva sa compétence à se placer dans un espace de façon à échapper aux regards, et à éliminer ses adversaires d’une balle calibre 7 mm. C’est en effet le fusil de précision qui l’attira le plus, une arme avec laquelle il ne se mettait pas en danger, et qui lui permettait d’occasionner assez de dommage pour n’avoir à tirer qu’un seul coup, réduisant d’autant plus les probabilités d’échec. A sa demande, on lui laissa ensuite tester différents types de pièges, pour lui assurer encore plus de contrôle sur son terrain.

Jun réussit à se démarquer, mais peu étaient ceux qui appréciaient son comportement, on le jugeait trop froid, malgré tous ses efforts pour s’intégrer. Au fur et à mesure, il apprit malgré lui à sourire et à partager ses émotions. Cela ne changea pas ses relations avec les autres : il fuyait toujours le rapprochement. C’est ainsi qu’il perdit toute occasion de se faire des amis. A la fin de cette année-là, Jun était officiellement devenu un type sympa mais mystérieux, à la nature contradictoire, difficile à cerner malgré son apparente ouverture.

V. Flèches

L’appréhension de Jun quant à la troisième année fut rapidement confirmée.
Dans un premier plan, il fallait former des groupes. Evidemment, le jeune homme, malgré ses compétences, termina dans un groupe de quatre, constitué des reclus de la promotion, et par extension de ceux qui avaient le moins d’aisance dans les simulations de chasse.
Dans un second plan, il allait falloir se confronter réellement aux chimères. Vous vous doutez bien que cela ne l’enchantait pas outre mesure. Il est difficile de contrôler la peur lorsque votre vie est réellement en danger.
Il obtint une nouvelle fois des notes acceptables en théorie, et raisonnables en pratique. Mais c’est lorsque l’examen du premier semestre arriva que les choses se corsèrent.

VI. L’examen


Le cœur au bord des lèvres, les mains collées entre elles par la sueur, le regard fixé sur le sol, Jun était assis sur l’un des bancs des vestiaires. Il était vêtu de cette combinaison qu’il détestait tant. La modification qu’il avait demandée avait fonctionné lors de la dernière simulation. Que se passerait-il si son esprit embrumé par la panique ne parvenait pas à formuler les ordres pour activer les nouvelles fonctions ? Et si son doigt glissait en tentant de l’activer manuellement ?
Il serra fortement ses paupières entre elles, se prenant la tête dans les mains, avant de rouvrir les yeux pour observer les lignes de ses mains tremblantes.

Autour de lui, ses trois camarades semblaient dans un état similaire. Les deux garçons étaient assis sur les bancs, tandis que la fille tournait en rond au milieu de la pièce. Jun’ichiro ne connaissait même pas leurs prénoms, c’est à peine s’ils se connaissaient tout court en vérité. Ils avaient passé la première partie du semestre à tenter de créer des liens, mais Jun les avait rejetés : il ne voulait pas que leur relation dépasse le professionnalisme. Malgré ce manque de cohésion, ils étaient parvenus à se classer dans la moyenne parmi les groupes. Pour dire tout à fait vrai, c’étaient les capacités du brun qui les sauvaient de la catastrophe.
Mais y parviendrait-il aujourd’hui ?

L’appel arriva bien trop tôt à son goût.
Ils se levèrent, et c’est sans même un mot d’encouragement que Jun passa la porte des vestiaires, fébrile, les poings serrés à s’en planter les ongles dans la paume. Ses pensées s’entrechoquaient. A chaque pas, son cœur se soulevait un peu plus : le jury l’observait, il sentait le poids de leur regard sur sa nuque, qu’allait-il affronter, allait-il s’en sortir, allait-il mourir dans les minutes qui suivraient ?
Son cerveau ne parvenait pas à se concentrer, il ne prit même pas le temps d’observer le terrain environnant, et n’eût pas le temps de placer de piège que la herse s’ouvrait déjà.
Trois Inuken s’avancèrent dans l’arène, et soudainement, Jun perdit la notion du temps. Son ouïe s’étouffa, sa vue se troubla. Il n’entendait que les battements de son cœur, et une voix dans sa tête qui lui criait « Fuis ! Fuis ! ».
Lorsqu’il reprit ses esprits, il était caché derrière une reproduction de rocher. L’un de ses compagnons – comment s’appelait-il déjà ? – était couché à sa droite, la jambe écarlate, déchiquetée du haut de la cuisse à la moitié du mollet. Du sang. Du sang. Du sang. Du sang. Son esprit se brouillait de nouveau. Il ne voulait pas être ici, il ne voulait pas combattre ces créatures. Pourquoi faisait-il tout ça ? Il sentit les larmes venir, ses yeux s’embuaient, sa gorge se serrait. A quoi bon combattre si c’est pour risquer de mourir ? Il commença à se balancer d’avant en arrière, tandis que son cœur battait à tout allure. Il se prit de nouveau la tête, de chaudes larmes coulant entre ses doigts.
« Qu’est-ce que j’ai fait pour que ça m’arrive ? Laissez-moi en paix. Laissez-moi en paix… »
Ces mots tournaient dans son crâne, le désespoir l’avait submergé. Quand soudain, à coté de lui, il entendit le mot dont il avait besoin : « Papa… Désolé… ».

Papa.

Ces deux syllabes résonnèrent comme si on avait sonné un gong à l’intérieur de sa cage thoracique. Il ne pouvait laisser sa mère seule face au monde, il ne pouvait pas les laisser la débrancher. C’était comme si un carcan de glace se brisait soudainement autour de lui, comme si le temps reprenait sa course. Même si son fusil pesait plus lourd que d’habitude, Jun’Ichiro le souleva et le prit à deux mains. Il inspira, essuyant ses larmes d’un revers de la manche. Il ne pouvait pas abandonner maintenant.
Probablement que celui qui était à coté de lui ne comprit pas vraiment ce qui lui prenait, et il raconta surement cela aux autres Apprentis par la suite, renforçant l’exclusion de Jun.

Les mécanismes de l’entraînement réapparurent aussitôt. En y regardant mieux, c’était comme une simulation.
Il réussissait toujours du premier coup.
Il se releva, passant les yeux au-dessus du rocher. Ce qu’il découvrit lui fit froncer les sourcils : au sol gisait le cadavre d’un Inukan. Debout au milieu de l’arène se trouvaient ses deux autres compagnons, combattant les créatures de front, sans stratégie réelle, en les gardant à distance, l’une avec une lance, l’autre avec un lance-flammes. Les deux chimères restantes tentaient des assauts à chaque ouverture, et leur vitesse d’action forçait les apprentis à se déplacer sur tout le terrain. A force d’essuyer des attaques, ils se fatiguaient, et leurs mouvements se faisaient moins précis. Les Inukans étaient-ils en train de jouer avec la nourriture ? Ou leur but était-il vraiment de les pousser à bout ?
Dans ce second cas cas, les chimères étaient plus intelligentes que Jun n’aurait pu le croire. Sans hésiter plus longtemps, il déplia le bipode de son canon, le posa sur le haut du rocher, et après avoir vérifié l’orientation et le zoom de la lunette, ainsi que le fonctionnement de l’arme, il chaussa son œil, plaçant le centre de la ligne de mire sur la tête de la bête la plus proche. Il savait qu’un tir à la tête suffisait à éliminer un Inukei. Mais c’était la plus petite partie de leur anatomie, il était difficile de la viser, à cause des mouvements rapides et difficilement prévisibles de la créature. De dos. De dos. De trois quarts. Sans plus hésiter, il décala sa visée et pressa la détente.
La balle quitta le canon dans une explosion assourdissante, éclairant le visage du jeune homme, et pénétra directement le flanc de la chimère visée. La puissance de la balle fit tomber l’Inukei sur le côté, et il roula au sol sur quelques mètres, avec un cri strident. Là, il commença à se débattre au sol, tandis que le sable se teintait de rouge.
Jun se débarrassa de la douille en un éclair, avec un geste expert du poignet, dans un cliquetis métallique. Comme il l’avait prévu, la seconde chimère se désintéressa immédiatement des deux autres apprentis pour se jeter sur lui. Avec une froide détermination, il se cacha de nouveau derrière le rocher, puis activa mentalement la fonction spéciale de sa combinaison. Puis il roula aussitôt sur le côté.
Dans la seconde qui suivit, la chimère qui avait atteint une bonne vitesse, se jeta par-dessus la roche, en explosant la moitié sur son passage dans une gerbe d’éclats accompagnée d’un nuage de poussière. Elle l’avait frôlé. La chimère se retourna brutalement, reniflant l’air, visiblement perturbée, cherchant Jun. C’est alors qu’elle remarqua l’autre Apprenti qui s’était réfugié au même endroit. Allongé au sol, respirant fortement, les yeux affolés, il semblait également chercher Jun du regard.
Alors, une nouvelle explosion retentit, et la tête de l’Inukan vola en éclats incarnats, tandis que le reste du corps tombait mollement au sol. Le sang de la bête, en s’éjectant de toute part, révélait désormais une partie de la silhouette de Jun, tandis que le reste de son corps était invisible à l’œil nu. Il retira de nouveau la douille, qui tomba au sol avec un tintement léger. Un tir à bout portant avait une probabilité de 100% de réussite. La chimère au sol avait arrêté de se débattre.

Alors, il expira de soulagement, et sentit toutes les cellules de son corps rejeter le surplus d’adrénaline qui le submergeait. Il s’écroula au sol et aussitôt son camouflage se désactiva. Il cracha ses boyaux au sol, vidant ses tripes jusqu’à la bile. Des larmes coulaient le long de ses joues. Il n’avait jamais eu aussi peur de toute sa vie.

Les professeurs l’accueillirent avec des félicitations. On lui rappela alors qu’il était normal d’être effrayé face aux Inukei, que c’était l’effet des ultrasons. Ces commentaires laissèrent Jun dans le doute : était-ce bien sa peur qui l’avait paralysée ? Ou étaient-ce les ultrasons des chimères ?

De ses trois compagnons, deux abandonnèrent la voie du Chasseur après le test. Celui qui s’était blessé était parvenu à éliminer l’une des trois chimères, mais sa jambe ne se remettrait pas de sitôt. Quant au second, il ne pouvait supporter plus de pression.
Les trois apprentis reprochèrent à Jun son manque de considération et de coopération. Les deux tirs qu’il avait effectués, ainsi que sa stratégie de diversion, avaient mis en danger un coéquipier à chaque fois.
La seule apprentie qui était décidée à continuer fit une demande pour changer de groupe. Jun fut donc arbitrairement échangé avec quelqu’un d’autre.

C’est ainsi que malgré sa performance, Jun se retrouva de nouveau seul. Et encore une fois, seule la chance avait déterminé la victoire. Un mot avait suffi, mais s’il n’avait pas été là, qu’en aurait-il été ? Cette simple pensée l’obsédait désormais. Pouvait-il vraiment prétendre au rôle de chasseur ? La chance ne lui sourirait pas éternellement.



C’est ici que s’arrête le récit de l’histoire passée de Jun. La suite est encore à conter.




Naboroo, 19 ans, je vis une routine de weeb en tentant d’allier ça avec mes études en game design (c’est compliqué des fois).

Je suis arrivé ici avec les créas des sœurs Saito, ça faisait longtemps que je n’avais pas RP, et le design du site, ainsi que le contexte bien évidemment, m’ont beaucoup plu.
 
Au plaisir d’écrire en votre compagnie !

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Sujet: Re: Jun’ichirō Nomura // Smiles and Goosebumps
Dim 9 Déc - 18:50

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helloooo juny (faut que j'arrête avec les surnoms je-)
bienvenue sur le forum ♡

j'ai hâte d'en lire plus sur jun
il a l'air vraiment intéressant
puis on a envie de lui faire plein de câlins pour le rassurer /out
et APPRENTI c'est trop cool comme choix de groupe olala ! akibaba ne sera plus tout seul ;;
je suis curieuse de voir ce que tu vas prendre comme avatar aussi jythrhb

bon couraaage pour ta rédaction et pour les cours
et à bientôt



put your fears
back in the shade
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Sujet: Re: Jun’ichirō Nomura // Smiles and Goosebumps
Lun 10 Déc - 22:47

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Arme(s) utilisée(s): Deux armes à feux (style dominator dans psycho-pass) et un couteau de combat
Bienvenue à toi l'ami !

Un apprenti ça c'est cool tu vas gonfler un peu les rangs !
Vraiment hâte aussi de découvrir ton avatar & surtout bon courage
pour la suite de ta fiche !


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Avatar : Jun’ichirō Nomura (OC)
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Sujet: Re: Jun’ichirō Nomura // Smiles and Goosebumps
Mar 11 Déc - 15:31

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Merci pour vos réponses et vos bienvenues.

J'avais remarqué le manque d'apprenti, j'ai fait en fonction, hehe ! Je suis en train de rédiger l'histoire en parallèle d'un dessin de Jun, mais les cours me prennent beaucoup de temps, donc ça arrivera tout juste à la date limite je pense.
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j'ai l'air méchante mais en vrai... ça m'arrive de l'être
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Sujet: Re: Jun’ichirō Nomura // Smiles and Goosebumps
Mar 11 Déc - 15:41

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Réputation: La fille à papa. Fille unique du plus jeune fondateur du SSN, la réputation de son père lui fait de l'ombre, et elle essaie de s'en dépêtrer tant bien que mal. Il lui faudra pas moins de deux ans et demi pour se faire accepter par la majorité de ses pairs. Elle est douce, joyeuse et pleine d'amour. Ceci dit, la personne sur le front n'a strictement rien à voir avec la petite Taisu qui semble si frêle au quotidien : agile comme un singe, souple comme un félin, sa réputation faite à l'académie reflète énormément ses capacités de Chasseuse : très bonne au corps à corps, excelle à distance, mais sa tendance à s'éparpiller à souvent raison d'elle. Littéralement plus froide également, Savannah est le jour avec ses proches et la nuit face aux chimères.
Arme(s) utilisée(s): Arbalète : Efficace à distance ; Arc : À l'aise aussi bien à distance qu'en corps à corps, elle cherche encore à perfectionner son arme de la meilleure manière qui soit ; Lance : son arme de prédilection quand elle décide de [strike]niquer des mères[/strike] se battre face à des chimères plus épaisses dont le combat nécessite une technique plus "rapprochée"
Bienvenue sur le forum ! Hâte de lire l'histoire del famoso Jun'ichiro, courage pour le reste de ta fiche



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Avatar : Jun’ichirō Nomura (OC)
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Sujet: Re: Jun’ichirō Nomura // Smiles and Goosebumps
Ven 14 Déc - 23:31

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Merci encore !
J'ai mis à jour ma fiche avec l'histoire, je n'attends plus qu'une validation (j'ai un peu improvisé sur pas mal de points qui n'étaient pas forcément détaillés dans le contexte, et comme je ne veux pas d'incohérences...)

D'autre part avec mes cours je n'ai pas le temps de le dessiner, je le ferais plus tard, pour l'instant on se contentera d'un artwork de Pinterest (auteur introuvable, fuck) modifié un coup sur Photoshop.
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Sujet: Re: Jun’ichirō Nomura // Smiles and Goosebumps
Ven 21 Déc - 5:34

http://take-a-ticket-plz.tumblr.com/Voir le profil de l'utilisateur




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Depuis: 2064.
Réputation: Regan c’est le chewing gum sur lequel tu marches par erreur et qui, en plus de limiter ton allure sur le chemin pavé de la vie, te nique ta paire de pompes favorite. Véritable paratonnerre à catastrophe, il est pour cela communément considéré comme un porte-bonheur par ses coéquipiers. Regan c'est l'immaturité assumée, presque l'inconscience par moment. Il est sans filtre, sans-gêne et d'un naturel.. envahissant. Il est également rapide, agile et plus instinctif que stratégique, se contentant généralement de suivre les directives de tacticiens plus compétents (non sans contester pour la forme).
Arme(s) utilisée(s): Fouet & souba (katana à lames jumelles parallèles). Armes adaptées à son rôle d'appât/leurre/diversion sur le terrain. Il fait le lien entre les Chasseurs dits "offensifs."
HELLO JUN ET BIENVENUUUUE~

J'adoooore les descriptions d'affrontements et la tienne ne fait pas exception!! 8D (j'avoue, j'ai un faible pour quand c'est la panique et le bordel ¯\_(ツ)_/¯) Ton idée de camouflage est super intéressante, je sais pas ce qu'en pense Jian mais je verrais bien ça en mode "fonction ultra demandeuse en énergie" qui déchargerait rapidement le stock emmagasiné grâce aux frictions et donc à utiliser avec parcimonie histoire de pas finir le combat avec une combi basique (SIMPLE) A voir si c'est le genre de chose qu'on peut rajouter dans le post de l'équipement histoire que d'autres puissent l'utiliser (?? PARCE QUE J'AIMERAIS BIEN MOI)

Par contre t'as parlé d'Inuken puis d'Inukei à l'arrivé des chimères pendant l'examen, le truc.. c'est qu'aucun des deux n'existent MDRRRR On a Inukan (ce que je pense que tu voulais dire vu que t'as ensuite parlé d'ultrasons -> attention d'ailleurs c'est infrasons!) ou Inken (..et j'suis loin de te jeter la pierre vu que J'AI CRÉE LES CHIMÈRES ET POURTANT PASSÉ UNE BONNE PARTIE DU DERNIER CHAP DE MA FICHE A LES NOMMER IKEN MDRR)

VOILA VOILA IL EST TARD (tôt?) M'EN VOULEZ PAS SI J'AI PROPOSÉ DE LA MERDE J'VAIS MAINTENANT SORTIR LES COTILLONS VU QU'AKIBABA N'EST PLUS LE SEUL APPRENTI AAAAH

A BIENTÔT POUR DE NOUVELLES AVENTURES


Thanks for coming to my TEDtalk


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Sujet: Re: Jun’ichirō Nomura // Smiles and Goosebumps
Ven 21 Déc - 17:52

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BIENVENUE DANS NOS RANGS



Tu es déjà validé mais comme j'étais sur mon téléphone, j'ai pas pu poster le message officiel donc avec jesaispascombiendejours de retard le voilà : BIENVENUE OFFICIELLEMENT JUN. 

& Je valide ton idée Regan, maintenant que tu es revenu on va pouvoir parler combi car on a visiblement des trucs à revoir ptn XD

LA BISE

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Jun’ichirō Nomura // Smiles and Goosebumps

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