Ashita no Sekai



 

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Bestiaire des chimères

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MessageSujet: Bestiaire des chimères Sam 27 Sep - 18:11
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BESTIAIRE DES CHIMÈRES



Les chimères sont des créatures apparues au cours de l’année 2059 à Hoeru.
Elles peuvent sembler être de même calibre et nature que les animaux sauvages de ce monde. Elles ont d'ailleurs été étudiées, par les plus grands savants, de la même façon : par comportement, physiologie, tempérament, techniques récurrentes et localisation.

Toutefois, faire l'amalgame entre chimères et animaux sauvages serait une erreur aussi dangereuse que gravissime.

Dotées d'une grande intelligence, les chimères ont calqués les modes de vie des natifs de mère nature avec une aisance inquiétante. Ce que les animaux ont pris des milliers d'années à savoir, les chimères l'ont assimilé en moins d'une dizaine. Très tôt dans les écoles, nous apprenons aux enfants à se méfier de leur attitude humanisée.

Les chimères sont des créatures avides de sang, dominantes, luttant non pas pour leurs survies mais afin de devenir les plus grands prédateurs de la planète. Elles menacent l'espèce animale autant que les Hommes, tuant des espèces entières, démolissant les habitations, instaurant un climat de crainte et de peur chez leurs adversaires. Elles ne font par ailleurs rarement de différence entre les animaux, Hommes, et différentes espèces de chimères. Rien n'a d'importance à leurs yeux, si ce n'est la conquête et la destruction.
Les informations récoltées à ce jour restent lacunaires.






Inukan


COMPORTEMENT SOCIAL  Plus la meute est importante, plus elle pourra s'installer loin de toutes agglomérations et donc se mettre à l'abri, ce qui peut constituer des structures allant jusqu'à 30 individus.

PHYSIOLOGIE  L'Inukan est la chimère la plus endurante à la course. Il peut parcourir 60 km en une nuit mais également réaliser des vitesses de pointe d'environ 50 km/h. Nocturne et nyctalope, ses yeux tapissés d'une couche de cellules lui permettant de voir aussi bien que le jour paraissent phosphorescents dans l'obscurité. Les pointes hérissées le long de sa colonne vertébrale lui servent de moyen défensif contre les chimères plus imposantes ne pouvant pas de ce fait les attaquer par le dessus. L'Inukan produit des infrasons en modulant le flux d'air à travers son larynx. Inaudible à l'oreille humaine, nous pouvons partiellement les ressentir à travers notre corps, en particulier avec notre cage thoracique. Elles produisent une impression physique de «présence», de «poids». À forte puissance, les sujets ressentent une peur panique irrépressible bien qu'ils ne perçoivent aucun son. Lors d'une exposition prolongée à faible niveau, les infrasons peuvent causer des troubles nerveux, psychologiques, des angoisses, des tensions émotionnelles, des dépressions, de l'irritation, des nausées, de l'asthénie, des maux de tête, des troubles de la vigilance ou encore de l'équilibre. Ces réactions peuvent être dues à la mise en vibration de certains organes cardio-vasculaires, respiratoires et des globes oculaires. Les deux cornes torsadés au sommet de son crane servent de récepteurs à ces infrasons qui peuvent parcourir de longues distances sans s'atténuer et lui permettent ainsi de communiquer avec sa meute sur plus d'une dizaine de kilomètres.
TEMPÉRAMENT  Ces chimères ont une structure sociale très soudée. Un Inukan en détresse émet de puissants infrasons insupportables pour l'assaillant qui alertent sa meute, ou tout du moins les transmetteurs qui ne tardent à rappliquer. 
TACTIQUES RÉCURRENTES  Les Inukans forment une chaîne de communication entre la meute restant à l'abri et les individus partant à la chasse. Ainsi, la nuit tombée, alors qu'une ou deux de ces chimères se rendent dans les villages isolés, le reste du peloton se divise tous les 5 à 7 km afin de garder une liaison entre l'équipe de ravitaillement et les plus jeunes/vieux/faibles restant sur leur lieu d'habitat. En cas de difficultés dans un sens ou dans l'autre les renforts arrivent donc rapidement mais aident aussi au rapatriement du butin. Au vu du nombre d'individus à nourrir, ce procédé se renouvelle chaque nuit au détriment du village ciblé qui subit une véritable torture psychologique dû aux infrasons. Le manque d'informations précises sur les chimères dans les terres reculées persuade les plus superstitieux que le lieu est hanté par des inugami, chiens démons du folklore japonais et s'offrent aux Inukans pour briser le mauvais sort, ou plus simplement pour en finir avec les nuits d'insomnies et d'angoisses, ce qui n'est pas pour en déplaire à ces chimères...
LOCALISATION  Meutes dissimulées dans les forêts/montagnes, individus isolés généralement repérés aux abords des villages non protégés.

POINTS FORTS  Longue portée de communication, proximité de renforts, endurance physique, nyctalopie, infrasons.
POINTS FAIBLES  Prévisibilité due à sa routine de chasse, structure de la meute inégale dans ces occasions.






Inken


COMPORTEMENT SOCIAL  L’organisation sociale des Inkens est assez lâche. Très agressifs les uns envers les autres, les individus vivent seuls mais forment des groupes transitoires qui se font et défont pour coopérer dans la recherche et la capture de nourriture. 

PHYSIOLOGIE  L'Inken est une bête athlétique, taillée pour la course, possédant une colonne vertébrale extrêmement flexible, des pattes fermes pourvus de griffes non-rétractiles fournissant traction et adhérence lors de ses sprints. Les données récoltées sur cette chimère ont montrées des accélérations et décélérations les plus importantes jamais enregistrées pour un animal terrestre. Sa puissance musculaire, son adhérence au sol et la manœuvrabilité de son corps lui permettent de prendre des virages brusques lors de ses poursuites. Ses griffes étant limées par ces courses, il n'hésite pas à utiliser son crâne renforcé comme une masse pour briser la cage thoracique de ses proies en les chargeant. Son front haut et dégagé possède également une fonction réceptive pour son système d'écholocation. Sa vue lui est donc facultative, faisant de lui un prédateur à la fois diurne et nocturne. Son bec puissant et ramassé lui permet de déchiqueter la chaire mais aussi de briser des os tout en préservant ses crocs. La combinaison des rayures marbrant son corps est aussi unique que les empreintes digitales humaines et tiendraient vraisemblablement un rôle social, leur disposition permettant la reconnaissance des individus entre eux. 
TEMPÉRAMENT  C'est un chasseur organisé, disposant d'une capacité d'analyse de l'environnement exceptionnelle, pouvant comprendre, réfléchir et mettre au point une stratégie de chasse. Ils communiquent entre eux par des cliquètements assourdis, ce qui les rend difficilement localisable sur un terrain non dégagé et créé généralement une certaine panique sur leurs proies se sentant alors acculées, dans l'incapacité de savoir de quel côté fuir. 
TACTIQUES RÉCURRENTES  S'il vous venait un jour de tomber sur un Inken distrait, ne vous remarquant pas, c'est qu'il a sûrement perdu un des fréquents jeux de pouvoir ultra-violent se produisant régulièrement dans leurs rangs (nombreux sont les gueules cassées dans cette espèce). Votre attention focalisée sur lui, sur la manière de vous déployer pour le prendre par surprise, ne vous laissera que peu de temps pour réaliser que vous êtes déjà encerclé et qu'il n'était qu'un appât. Ce n'est qu'un exemple de leurs nombreuses tactiques de chasses, celle-ci étant particulièrement récurrente, mais elles évoluent à chaque nouvelle rencontre, ce qui fait du Inken un prédateur redoutable.
LOCALISATION  Imprévisible, aucun environnement privilégié.

POINTS FORTS  Intelligence, faculté d'adaptation, stratégie coopérative, vitesse, souplesse.
POINTS FAIBLES  Mésentente entre eux, dominance exacerbée.






Kinaga


COMPORTEMENT SOCIAL  Le Kinaga n'est pas une chimère strictement solitaire : selon l'espace et les ressources disponibles, les Kinagas forment différentes structures spatiales et sociales.

PHYSIOLOGIE  Le Kinaga possède les principales caractéristiques communes aux félins dont un squelette flexible, plus particulièrement au niveau de la colonne vertébrale, des omoplates et des clavicules retenues par très peu de ligaments lui offrant une souplesse exceptionnelle et permettant une grande diversité de mouvements. Ses muscles les plus développés sont ceux des pattes arrières, cette spécificité confère aux Kinagas une détente ample lors des sauts : il peut notamment bondir à une hauteur sept fois supérieure à sa taille. Maître de la dissimulation, cette chimère attaque principalement par surprise. À l'instar des chats, si sa tête passe dans une cavité, le corps entier peut s'y glisser. Il peut ainsi surgir de terrier relativement petit compte tenu de sa taille. Ses ailes atrophiées lui tiennent un rôle d'équilibriste et les griffes en son milieu lui permettent de se hisser à des endroits toujours plus improbables. Sa prédisposition à se cacher pourrait venir du fait qu'il partage son territoire avec les Wanitokages et qu'un autre prédateur bien que de taille plus modeste pourrait ne pas être toléré par ces derniers.
TEMPÉRAMENT  Le Kinaga ingère entre 18 et 40 kg de viande par repas, sa patience est donc fortement sollicitée au vu de sa tactique de chasse ; il n'attaque seulement s'il estime sa proie convenable, se détournant ainsi de nombreuses espèces. Mais ce procédé n'est pas problématique dans son cas ; cette consommation excessive de nourriture lui épargne le besoin de s'alimenter quotidiennement et sa digestion lente pourrait également expliquer sa tendance à s'abriter. Les Kinagas se révèlent parfois opportuniste, développant des penchants charognards en se rabattant sur les restes des Wanitokages. Les Kinagas aiment l'eau et sont par ailleurs d'excellant nageurs avec un record de 29 km consécutifs établi lors d'une fuite face à nos chasseurs.
TACTIQUES RÉCURRENTES  Sa stratégie de chasse est dite stationnaire (ou chasse à l'affût), qui comporte une phase attentive et immobile à l'abri des regards, suivie d'une phase d'attaque. Pour tuer sa proie, le Kinaga mord généralement à la nuque, brisant ainsi la colonne vertébrale. Il peut également passer par le cou et à l'aide de ses deux canines supérieures anormalement développées, s'agripper à la trachée de sa victime avant d'arracher son système respiratoire sectionnant œsophage, artères et veines au passage.
LOCALISATION  Partage le territoire des Wanitokages, peut aussi bien surgir de terriers minuscules, que des branches des arbres, d'escarpements rocheux, de halliers aux berges des rivières...

POINTS FORTS – Attaques surprises, maître de la dissimulation, canines surdéveloppées, très bon équilibriste, excellent nageur.
POINTS FAIBLES – Vulnérable après s'être alimenté, ligaments fragiles reliant les membres à son corps.






Wanitokage


COMPORTEMENT SOCIAL  Les Wanitokages sont des chimères solitaires et extrêmement territoriales.

PHYSIOLOGIE  Dépourvu d'yeux, les Wanitokages se repèrent en sentant les odeurs et les déplacements d'air grâce à quatre vibrisses extrasensibles (deux petites sur la mâchoire inférieure et deux autres plus importantes sur la supérieure) reliées aux centres olfactifs de leur cerveau. Ce système leur donne une image thermique de leur environnement. Sensibles aux radiations infrarouges, ils peuvent percevoir les plus infimes changements de température. La peau du Wanitokage est renforcée par des plaques munies de petits os appelés ostéodermes qui forment une sorte de cotte de maille. Amoché par leurs fréquents combats intra et inter espèce, ses épines dorsales sont néanmoins aussi tranchantes que des lames de rasoir. Mobiles, celles près de sa gueule se déploient quand il adopte un comportement menaçant, les faisant vibrer à plus de 60 oscillations par seconde et produit ainsi un bruit de crécelle inquiétant à l'image des crotales. Il fut relevé que de nombreuses espèces succombaient de septicémie à la suite de l'infection d'une plaie causée par les épines du Wanitokage qui contiendraient des bactéries mortelles. Il n'existe pas d'antivenin spécifique pour ces blessures mais on peut généralement traiter la plaie par nettoyage de la lésion et par administration de fortes doses d'antibiotiques. Si elle n'est pas traitée au plus tôt, une nécrose locale peut rapidement se développer, pouvant nécessiter l'exérèse de la zone, voire l'amputation du membre touché.
TEMPÉRAMENT  Très attaché à son territoire, le Wanitokage ne tolère aucun autre membre de son espèce sur celui-ci. Cet espace précisément délimité est adapté à ses besoins en nourriture, tout intrusion d'un autre Wanitokage est donc vouée à l'affrontement. De plus, ils font partie des rares vertébrés capables de parthénogenèse, un mode de reproduction dans lequel les femelles peuvent pondre des œufs viables en l'absence de mâles, ce qui réduit encore plus leurs interactions. Elles pondent en moyenne une vingtaine d’œufs dans des nids et l'éclosion a lieu en avril, quand les mammifères sont plus abondants. Les jeunes restent cependant vulnérables et se réfugient dans les arbres à l'abri des adultes cannibales, peu d'entre eux atteignent l'âge adulte.
TACTIQUES RÉCURRENTES  Très agiles en milieu aquatique et pouvant rester 45 minutes immergés, les Wanitokages guettent leurs proies dans des cours d'eau stagnante. L'impact de leur morsure peut atteindre près de 2300 kilos de force ce qui leur suffit largement pour s'alimenter. De la longueur du corps, leurs queues leurs servent à balayer ses ennemies lorsqu'ils sont en surnombre. Viser ses vibrisses lors d'un affrontement est une tactique à double tranchant : la perte de ses sens déchaîne sa fureur et dans un sursaut d'instinct de survie le Wanitokage se comporte alors de manière totalement imprévisible (principalement dû à sa soudaine cécité).
LOCALISATION  Zones marécageuses, forêt en abord de rivière, dans des environnements d'eau douce comme les étangs, les lacs, ainsi que dans les milieux saumâtres.

POINTS FORTS  Vision thermique, peau robuste, gueule puissante, épines acérées et infectieuses.
POINTS FAIBLES  Majorité de ses sens concentrés dans ses vibrisses, taille handicapante sur un terrain non-dégagé.






Gekirin


COMPORTEMENT SOCIAL  En considérant les ressources alimentaires nécessaires pour un seul individu, comme pour la majorité des chimères de cette envergure, le Gekirin reste strictement solitaire.

PHYSIOLOGIE  Le Gekirin est équipé d'une véritable artillerie: Un tiers de sa queue est composé d'un cartilage souple extrêmement tranchant nommé « feuillet » en référence aux couteaux de boucher, ce qui illustre pleinement les dégâts qu'elle peut occasionner.
Ses griffes imposantes dépassent aisément le mètre. Deux par pattes se distinguent des autres: les premières, en forme de crochets, sont positionnés sur le côté intérieur et sont retenues par un tendon capable de les relever verticalement. Les secondes, sur l'extérieur, sont pourvues de lames semblables à celle de son feuillet.
La structure complexe des larges pattes des Gekirins est disposée de manière à lui assurer une stabilité adaptée à tous types de terrains. Sa musculature puissante et manifeste lui est d'un grand avantage lors de ses courses poursuite. Après avoir ferrés leurs proies, les Gekirins peuvent tout à loisir les déchiqueter de leurs 70 dents acérées.
Son épaisse peau d'un noir profond est renforcée de fibres de carbones qui, rappelons-le, est un matériau incontestablement reconnu pour sa forte résistance. Cette cuirasse lui est un atout non négligeable : ainsi le Gekirin peut charger sans se préoccuper des potentielles blessures qu'il pourrait s'auto-infliger, et par ce fait, aura tendance à poursuivre sa proie en ligne droite, ignorant tout obstacle qui pourrait se trouver entre elle et lui.
TEMPÉRAMENT  Principalement actif au crépuscule et la nuit, le Gekirin (littéralement « colère impériale ») est une chimère nerveuse à l’affût de toutes proies pouvant se présenter à elle. Son agressivité n'a d'égale que son imprévisibilité : le choix de sa cible se définit de manière totalement aléatoire et surprend par l'illogisme qu'elle peut révéler. Si bien que son obstination à ne pas changer d'objectif peut lui être fatal lorsqu'elle jette son dévolu sur plus fort qu'elle alors que d'autres proies plus modestes serait à sa portée.
TACTIQUES RÉCURRENTES  Telle une furie dotée d’œillères, le Gekirin verrouille une cible unique et ne la lâche pas tant que celle-ci n'est pas exterminé et ce qu'importe les éléments perturbateurs l'entourant. Chasseurs prenez garde, la stratégie fortement préconisé par l'académie peut paraître surprenante mais si vous êtes pris pour cible, ne jouez pas les héros, fuyez. Votre self control déterminera de votre sort car, l'attention du Gekirin entièrement focalisé sur vous, ce sont vos déplacements qui permettront à votre escouade de l'abattre. Alors tentez au mieux de faciliter l'approche de vos coéquipiers si vous tenez à votre vie : votre endurance, aussi performante soit-elle, ne peut surplomber la ténacité du Gekirin.
LOCALISATION  Le Gekirin ne se contente pas d'un territoire proprement délimité. Il se déplacerait vraisemblablement au grès du gibier disponible, abandonnant dans son sillage des secteurs entiers dépeuplés par ses soins.
 
POINTS FORTS  Détermination, puissance musculaire, feuillet effilé, griffes impressionnantes, cuirasse renforcée de carbone.
POINTS FAIBLES  Attention focalisée sur une cible, ignore alors l'environnement qui l'entoure, obstacles et Chasseurs l'affrontant compris.






Kubiru


COMPORTEMENT SOCIAL  Solitaire excepté en période de reproduction où ils constituent des bancs de dizaines d'individus.

PHYSIOLOGIE  D'un bleu anthracite, les Kubirus ont une physiologie semblable à celle des grands serpents constricteurs. Les spécimens adultes observés font en moyenne 8 mètres de long et pèsent au-delà de 200 kilos. Bien qu'il soit principalement aquatique, le Kubiru peut également se déplacer sur terre. Pourvu de griffes, cette chimère possède deux nageoires antérieures similaires à celles des tortues marines. Ce détail pouvant s'expliquer par un autre point en commun : elles s'en servent pour creuser dans le sable afin d'y pondre des centaines d’œufs qu'elles enterrent ensuite. Une mesure de la pression de constriction d'un jeune Kubiru de 6 mètres de long fut effectué en laboratoire et mis en exergue un résultat consternant : plus de 6 kilos au cm² ce qui représenterait un total de 4 tonnes (soit l'équivalent d'un bus scolaire). Il lui suffirait donc d'une boucle pour tuer. Mais il a également été remarqué que plus la victime se débat sous la panique et plus le Kubiru s'enroule autour d'elle, l'empêchant de respirer et bloquant sa circulation sanguine.
TEMPÉRAMENT  Très agressive, cette chimère n'hésite pas à tuer tout ce qui passe à sa portée sans éprouver le moindre désir de s'en nourrir postérieurement. Ce qui démontre une confiance non négligeable en ses capacités ; là où d'autres espèces sous une menace potentielle fuiraient, le Kubiru attaque et ce, en général, sans raison apparente.
TACTIQUES RÉCURRENTES  Les Kubirus se tapissent habituellement dans les eaux peu profondes. Il saisit de ses mâchoires puissantes tout espèces qu'il juge enfreindre les limites de son espace personnel avant de les entraîner sous l'eau. Sa victime se noie alors, étouffée par la masse et la force du Kubiru qui resserre son étreinte à chaque expiration de sa proie afin qu'elle ne puisse inspirer qu'avec de plus en plus de difficulté. Cette technique cruellement efficace a l'avantage de peu le fatiguer lorsqu'elle est exécutée sur une berge; en effet, le Kubiru peut ainsi asphyxier un homme adulte avec plus de rapidité que sur la terre ferme en le noyant, et cela même avec une profondeur d'eau n'atteignant qu'une quarantaine de centimètres.
LOCALISATION  À proximité immédiate de points d'eau (marécages, plages, berges de rivières/d'étangs..)
 
POINTS FORTS  Souplesse, vivacité, puissance musculaire; étreinte quasi impossible à défaire.
POINTS FAIBLES  Jonction entre le crâne et la première vertèbre ; sectionnez la moelle épinière.






Denkikujira


COMPORTEMENT SOCIAL  Les Denkikujiras évoluent dans des petits groupes dépassant rarement les 6 individus.

PHYSIOLOGIE  A l'instar des anguilles, les Denkikujiras sont capables d'envoyer des décharges électriques d'une tension phénoménale. Elles peuvent leur tenir un rôle défensif mais sert principalement de moyen de prédation. Son épaisse peau forme une couche protectrice contre ses propres décharges. Les Denkikujiras possèdent également des sillons ventraux, des replis qui courent parallèlement de la mâchoire inférieure jusqu'à plus de la moitié du ventre de ces chimères. Ils lui permettent d'engloutir des quantités de poissons considérables ; son ventre pouvant alors se distendre de manière impressionnante. Curieusement sa nageoire dorsale est située près de l'extrémité de sa queue et cette dernière, robuste mais vertical (contrairement aux cétacés auxquels les Denkikujiras semblent être apparentés) lui permet les déplacements par ondulations latérales. Trois paires de nageoires pectorales lui assurent une meilleure manœuvrabilité et régule sa température interne lors de plongés en haute profondeur. Il possède également une excroissance osseuse sur le crâne d'une dimension impressionnante dont il se sert pour emboutir les coques des chalutiers. Malgré sa résistance, cette partie est constamment mutilée ce qui démontre la puissance et l'acharnement de cette chimère qui ne renonce en aucun cas à son butin même face à la douleur. La jonction entre cette excroissance et le reste de son corps semble se détériorer avec le temps et devient son principal point faible.
TEMPÉRAMENT  Les Denkikujiras peuvent effectuer des sauts spectaculaires hors de l'eau et leurs chants, très élaboré, terrifient les pécheurs dont certains n'hésitent pas à larguer leurs filets à leur simple entente de peur d'être coulé. Vorace, les Denkikujiras ne semblent pourtant jamais satisfaits de leurs prises et repartent aussitôt à la recherche d'une nouvelle embarcation à piller. Ainsi se retrouver à proximité d'un navire attaqué ne les détournera pas pour autant de votre propre marchandise. Même les bateaux qui n'en possèdent pas, venant porter secours aux victimes, peuvent être pris à partie par ces chimères et leur folie de destruction frénétique.
TACTIQUES RÉCURRENTES  Abandonnant rapidement sa technique de chasse première qui consistait à traverser les grands bancs de poissons pour les électrocuter (ces derniers s'étant adaptés, se dispersaient à l'approche des Denkikujiras), ils s'attaquent dorénavant aux chalutiers. Pour les repérer, les Denkikujiras utilisent leur sonar ; ils émettent des sons dans toutes les directions qui ricochent sur les coques et en reviennent modifiés jusqu'à leurs systèmes auditifs. Les pertes humaines sont en général que les dommages collatéraux de ces assauts, la cible étant les filets que traînent les bateaux derrières eux. Mais l'impact économique reste désastreux pour un pays tel que le Japon dont les ressources alimentaires reposent singulièrement sur le secteur maritime.
LOCALISATION  Dans le sillage des bateaux de pèches, sur les grandes voies navigables menant aux ports.

POINTS FORTS  – Crane renforcé, décharges électriques, frénésie.
POINTS FAIBLES – Jonctions entre leurs excroissances crâniennes et le reste de leurs corps, ventre, nageoire caudale.






Akaeitori


COMPORTEMENT SOCIAL  Les regroupements peuvent avoir un objectif précis comme la migration ou la nidification mais les Akaeitoris font majoritairement preuve de comportements collectifs très complexes comme la chasse en groupe avec présence de guetteurs, la constitution de hiérarchie ou encore la coopération filiale dans l'élevage des jeunes.

PHYSIOLOGIE  Le Akaeitori possède de fines pattes similaires à celles des insectes. Elles lui confèrent une rapidité non négligeable et une adhérence particulière sur tous types de surfaces. Ses mâchoires sont capables de se déboîter et ainsi tripler l'ouverture de la gueule pour avaler de grandes proies. Ses dents acérées tournées vers l'arrière servent de crampons dans leurs progressions dans l’œsophage. Ses ailes possèdent de longs filaments pouvant atteindre cinq mètres de long aux propriétés semblables à celles des méduses: Leurs contacts provoquent une grande douleur liée à des contractions musculaires intenses qui engendrent des convulsions, paralysies et pouvant aller jusqu'à l'arrêt du cœur. Elles laissent des marques semblables à celles causées par des brûlures et à l'instar des queues des lézards, repoussent si sectionnées grâce à des cellules capables de proliférer et de se différencier pour donner naissance à de nouveaux tissus. Le dard, à l'extrémité de sa queue, peut atteindre 30 centimètres chez les Akaeitoris adultes. Il peut être enfoncé avec force dans la victime, le traversant de part en part, pour y semer le même venin directement dans l'organisme. La douleur atteint son point maximal entre 30 et 120 minutes, occasionnant en plus des symptômes cités plus haut, une détresse cardio-respiratoire pouvant également entraîner la mort. Après injection du sérum il faut s'attendre à passer une nuit difficile avec fièvre, spasmes, convulsions et possibilité de paralysie partielle. La récupération prend environ 24 à 48 heures mais le dard effilé de denticules laisse des plaies aux bords déchiquetés qui ont tendance à se nécroser si on n'y prend pas garde.
TEMPÉRAMENT  Très patiente, cette chimère assiste à l'agonie de ses proies parfois pendant des heures. L'usage de son dard reste relativement rare lorsqu'il est question de prédation et serait plutôt un moyen de défense radical lorsque sa vie est menacée ou qu'un autre prédateur tente de lui soustraire sa proie, car faute de serres pour la déplacer il est dans l'obligation de se nourrir là où cette dernière meure. Mais dans le risque d'abîmer son dard le Akaeitori aura plutôt tendance à déployer ses ailes afin de se rendre plus imposant face au voleur, leurs stupéfiantes envergures et les couleurs qu'elles arborent suffisent en général pour les effrayer.
TACTIQUES RÉCURRENTES  Il n'est pas rare de le trouver à la cime des arbres d'où il se projette pour planer sur plusieurs kilomètres afin de dénicher une proie sans gaspiller ses forces. Sa cible déterminée, le Akaeitori use de ses filaments en volant au ras du sol, répétant ses passages afin que l'organisme de la proie assimile son venin jusqu'à la mort, la rapidité de cette exécution étant proportionnelle à la taille de sa victime.
LOCALISATION – Grégaires, les Akaeitoris se concentrent sur certains sites, principalement sous les latitudes élevées.

POINTS FORTS – Filaments venimeux, dard distant du corps lui permettant d’attaquer en se tenant hors de portée.
POINTS FAIBLES  Fragilité de ces attribues ; peut rapidement se retrouver en difficulté si sectionnés.






Sanpuku


COMPORTEMENT SOCIAL  Aucun regroupement détecté à ce jour; le territoire de chasse pour sustenter une telle chimère doit, supposément, les maintenir à distance les unes des autres. 

PHYSIOLOGIE Cette chimère reste énigmatique sur bien des points; son étude étant compromise par sa rareté et les difficultés rencontrées pour suivre ses déplacements. Les membres antérieurs dotés de griffes gigantesques des Sanpukus sont rattachés à ses ailes et non à son buste, de plus, ils ne disposent pas de pattes postérieures ; il leur est donc difficile de se redresser afin de reprendre leur envol s’ils se retrouvent au sol. Pour pallier à cela, les Sanpukus se posent communément contre des escarpements rocheux, se maintenant à l’aide de leurs griffes. Sa peau, extrêmement épaisse et d’un brun sombre, se fond dans cet environnement, bien qu’il reste difficile de qualifier cela de camouflage lorsqu’il est question d’une chimère de cette envergure. Sa queue, proportionnellement aussi longue que son corps, massive mais néanmoins d'une grande souplesse, lui tient rôle de gouvernail dans les airs et lui sert également à balayer ses assaillants lorsqu’il rase le sol ou encore de membre de maintien supplémentaire lorsqu’il s’agrippe aux falaises. L’étude de son estomac ne nous a pas offert plus d’informations sur son régime alimentaire; des sucs acides extrêmement puissants dissolvent toutes matières entrant en son contact, os compris. 
TEMPÉRAMENT  Couché sur les flancs des montagnes, le Sanpuku s'y laisse tomber en déployant ses ailes pour reprendre son vol. Compte tenu de sa masse il semble logique de supposer que cette chimère, bien qu’endurante, passe plus de temps posée que dans les airs. Mais sa moyenne de temps de vol reste un mystère, leur observation à long terme étant très laborieuse.
TACTIQUES RÉCURRENTES  Nos recherches ne nous ont toujours pas permis de déterminer comment le Sanpuku dénichait assez de nourriture pour survivre. Sa taille impressionnante implique des besoins alimentaires considérables et si cette source venait à tarir, l’éventualité qu’un de ces spécimens puisse se rabattre sur nos villes à forte concentration d’habitants n’est pas à prendre à la légère. 
LOCALISATION  Falaises, flancs des montagnes ou plus généralement tout escarpements rocheux en pentes fortes.

POINTS FORTS  Taille intimidante, puissance incontestable, hors de portée de la plupart des armes.
POINTS FAIBLES  Ailes (lui maîtriser les ailes le mettrait en grande difficulté; sans, il serait dans l'incapacité de se redresser)

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