Ashita no Sekai



 

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Jian-Wan KURODA

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MessageSujet: Jian-Wan KURODA Dim 9 Oct - 21:22
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Chasseur/Cavalier
Depuis: 1 an
Réputation: Se donna à coeur joie lors de son premier test face aux chimères, si bien que l'on se questionna sur son état psychologique. Représente une source de danger (ou de courage, selon le point de vue) véritable : Il a faillit faire tuer une collègue lors du test final en ne faisant pas attention à ses alliés. In extremis, il changea sa position avec celle de cette dernière pour la secourir. On parle encore de cette représentation aujourd'hui. Peu aimable, a(i)mant à filles, étranger (français)...
Arme(s) utilisée(s): Grosse épée et petites épées
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  • Kuroda
  • Jian-Wan
  • 23 ans

▬ ft. Kaito Alasdair by LAS-T

Carnation : Blanche
Taille : 1m76
Corpulence : 69kg
Cheveux : Noirs et épais
Yeux : Marron rougeâtre
Signe(s) distinctif(s) : Oreille gauche : deux anneaux au lobe et un snug. Oreille droite : trois anneaux au lobe, un rock et un hélix. Lèvres percées (labret décalé, spirale pics noirs). Tatouage style japonais sur tout le bras/épaule/omoplate gauche. Tatouage dans le cou à droite, écrit en Hangeul (alphabet coréen) "lumière sombre"


  • Coréen-Japonais
  • Célibataire
  • Bourgeois
Caractère

Il n'était pas comme ça, quelques années plus tôt. Il faisait dans le social, dans le sens où il partageait beaucoup avec les autres. Des mots tranchants, des poings enflammés, du sexe et des herbes, ce genre de choses. Plus sérieusement, il fut réellement un temps où il se trouvait capable de tolérer et apprécier la présence de tiers dans son petit monde. Petit monde car cette époque remonte à l'âge tendre, où l'univers semblait se limiter à papa, maman et la cours de récré. Un sourire d'ange et un regard bienveillant, on lui vantait de nombreuses qualités à ce gamin. Personne ne semble savoir ce qui l'a changé. Seulement conscients que d'une manière ou d'une autre, quelque chose est venu secouer son cœur d'enfant et que désorienté, il s'est retrouvé étranger à lui-même. 

Jian-Wan est une bombe de haine, de rage, de mépris qu'il peine à maintenir inactive.
La musique et le sport agissent sur lui comme des remparts. Ils calment la bataille, tempèrent la tempête qui le ravage de l'intérieur et cause ces dégâts autour de lui.

La discipline l'a assagi et c'est pourquoi vous chercher sans raison ne fait plus partie de ses habitudes. Il fait sa vie et quand bien même il ne tolère pas votre existence, il a appris à la supporter alors vous pouvez mener la votre l'esprit tranquille - ou presque. Il y a des jours où il est moins patient que d'autres (mais comme tout un chacun).

Il est plus calme, tempéré, mais il faut dire ce qui est, il reste un bel enculé. Il vous déteste sans vous connaitre, vous juge en une seconde, parfois à raison, parfois à tort mais se fout insolemment de vos arguments. Il ne les écoutera pas, les entendra à peine. Pour lui, la nature humaine est foncièrement mauvaise, faible et lâche (éléments dont il ne s'exempte pas toujours) alors pourquoi se fatiguer ? Il n'a confiance en personne, ni besoin ou instinct d'en avoir. Les gens mentent, c'est sa seconde vérité, ce en quoi il croit, et sa spécialité. Les mensonges, il les reconnait mieux que personne, dans un regard, une voix un ton plus bas, dans une micro-expression, dans les mots qu'on emploie. Même quand il n'y réfléchit pas, qu'il n'en veut pas, la vérité est là, elle lui saute aux yeux. 

Cependant, et cela va sans doute vous surprendre, mais il aime converser. Pas parce qu'il s’intéresse réellement à vous, mais dans l'ennui, vous êtes comme un livre à sa portée, rangé dans le rayon psychologie dégénéré. La fin change rarement mais l'histoire est toujours différente. Il aime vous mettre à nu, découvrir vos faiblesses, les exploiter pour faire ressortir vos vices et ainsi viser là où frapper. Je vous arrête là, c'est pas un plaisir sadique ou un fétichisme d'sociopathe, c'est un désir incorrigible et inconscient de vous punir psychologiquement pour ce qu'il n'aime pas chez vous. 

Certaines personnes détiennent sa considération et son respect. Bénies ou maudites soient-elles, vous êtes en droit de vous poser la question. Sa possessivité et sa jalousie peuvent l'emmener à faire des choses incommensurables. Mais avant d'en arriver à là, il faut d'abord lui plaire et vous l'aurez compris, ce n'est pas une mince affaire. Du moins en apparence.

En fait, il suffit de s'y prendre correctement, sans faire la comédie ni d'artifices. Soyez honnête à l’extrême et si vous le pouvez, faites preuve de courage, mais faites ça vite où il se chargera lui-même d’interpréter le moindre de vos faits et gestes. Et à moins d'avoir un visage qui ne lui revienne pas, vous pouvez pas être certain qu'il vous appréciera. Ça a l'air tout bête comme ça mais croyez-le, des gens comme ça, ils n'en courent pas les rues. C'est bien dommage d'ailleurs, car si plus de monde était comme ça, plus de fois on pourrait le voir, le sourire de Jian Wan.

Et qu'il est agréable d'être à ses côtés quand ses lèvres se courbent sans intention d'insulter. Quand il éclate de rire bruyamment mais qu'on oublie d'être embarrassé tant son rire se répand. Lorsqu'il lâche son sarcasme et coupe les ponts avec sa tendre dépression pour rire de trucs débiles et faire le con. Pendant qu'il se promène sous la pluie, vous montre des endroits où la vue n'a pas de prix, vous fait écouter de la musique dehors sous le ciel à minuit.

Autres choses ? Des milliers de choses encore mais ça manquerait d’intérêt que de tout révéler, ici et maintenant alors je vous invite à RP, je vous assure qu'il est marrant et ils seront chargés d'actions :P

Histoire

Jian-Wan est le fruit d'une nuit féconde entre Jae-Hwa Lee et Masao Kuroda. Son père travaillait dans l'exportation de marchandise et c'est ainsi qu'il rencontra sa mère, lors d'un voyage professionnel en Corée. Il la ramena sur le continent seulement quatre ans après avoir mis Jian-Wan au monde. Elle venait d'une famille pauvre, lui d'une famille bourgeoise très traditionnelle. La société avait évolué avec son époque. L'origine de sa bien aimée ne représentait pas un problème, au contraire même, les métissages étaient appréciés. Cependant, avoir mis au monde un enfant hors mariage en était toujours un, qui plus est avec une femme qu'ils ne connaissent ni d'Eve ni d'Adam. Sa mère dut alors prouver sa valeur plus qu'il n'en aurait fallu pour parer au malaise familial qui les colla les premières années. Peut-être est-ce grâce à Jian-Wan que le climat se réchauffa plus vite. Il était un enfant plein de vie, bien éduqué et d'une grande beauté. Il pratiqua le kendo avec son grand-père et le jeu de go avec sa grand-mère. A 5 ans, Shun-Hi, sa soeur, se rajouta au portrait de famille. 
 
Son père finit par lâcher son travail pour monter un business avec sa mère : le Hwangje, un restaurant de cuisine asiatique. Et c'est sans nier une certaine volonté de leur part que leur restaurant prit un tournant particulier. Il passa de clients lambda aux grosses têtes du pays. La journée, ouvert au public, le soir, réservé à des invités très particuliers. 

C'est par le biais du Hwangje que Jian-Wan rencontra pas mal de gens haut placés. L'enfant Taisu, Kaiso... et qu'il put accéder à une grande école auprès d'eux. Il était le genre de camarade qu'on voulait à côté de soi en cours. Il était populaire car beau, sportif, turbulent juste ce qu'il faut, bref, la recette de la réussite sociale. Ses résultats ? Corrects. Il n'était pas le premier, ça lui arrivait de tricher mais en math et matières scientifiques il s'en sortait sans suer.

Au collège, il lui arrivait régulièrement de garder sa petite soeur Shun-Hi le soir. Parfois ses amis Kuroe et Sebastian lui tenaient compagnie. Et quand ses grands-parents s'en chargeaient pour lui, il allait aider ses parents au Hwangje. Il était apprécié par la clientèle quand bien même le sentiment n'était pas réciproque. Ils étaient corrompus. Leurs valeurs ne pouvaient être plus éloignées des siennes, de ce en quoi il croyait. Les billets qu'ils glissaient souvent dans la poche de son pantalon lui donnaient l'impression d'être complice des scènes auxquelles il assistait. Il les refusait poliment à chaque fois mais ça ne l'empêchait pas de voir ce qu'il n'aurait souhaité voir et d'entendre ce qu'il aurait aimé ne jamais ouïr.

Dans ces années lycée, une conversation le marqua particulièrement et quand il en parla à sa mère, elle fit mine de ne pas comprendre le sérieux de la situation. Par lâcheté, elle mentit. Et quand il en parla à son père, il lui répondit que ça n'était pas leur affaire, que ça ne les regardait pas. Par lâcheté, il se mentit à lui-même. Dieu qu'il les déteste les mensonges, mais diable que la réalité n'est guère plus belle. 

Quoi faire quand les désillusions nous étouffent et que la réalité empoissonne ? Il se sentait trahi, coupable, faible et infiniment seul. Il sombra dans la délinquance et pire, l'alcool, la drogue, les jeux dangereux. Fini le kendo, à quoi ça sert de s’entraîner entre quatre murs quand on se bat déjà dans la rue ? Fini le jeu de go, à quoi ça sert de faire le mentaliste sur un échiquier quand on a déjà le monde entier à contrer ?

Il était toujours populaire mais pour la seconde raison qui permet de devenir le mec dont tout le monde parle aux soirées : il inspirait la crainte. Certaines filles amoureuses du danger regrettèrent leurs fétichismes. Il brisa psychologiquement toutes les personnes qui l'approchèrent et physiquement pas mal de ceux qui tentèrent de s'en éloigner. Il en voulait au monde entier, il en veut au monde entier. Un monde où pour survivre il faut soit être lâche soit mentir. Inévitablement, il pris de sacrés coups aussi. Il rendait plus souvent visite aux urgences qu'à sa propre famille. C'est ainsi qu'il rencontra Amber Kaiso, sans qui aujourd'hui, il ne serait déjà qu'un mauvais souvenir.

Evidemment, il était fâché avec sa famille et ses amis mais c'est contre ses démons qu'il se battait le plus. Est-ce qu'il était mieux que ceux sur qui il crachait ? Pas sûr. Et le meilleur, c'est qu'il était bien loin de se douter que de nouveaux monstres allaient allonger sa liste. 

17 ans, Journée Hurlante. Panique nationale. Les chaines télévisées se brouillent pour se caler sur la même fréquence. Yokohama est assaillie par des bêtes tout droit sortie des contes les plus horrifiques. Ses yeux rouges se figent sur l'écran. La fumée de son joint lui brouille la vue, il se dit qu'il en a trop pris, qu'il hallucine. Il boit une gorgée d'eau comme on prend un café lorsqu'on redoute la fatigue. Il grimace, l'eau et la beuh ne font pas bon mélange. Rien ne change. Il passe la main sur son visage, ferme les yeux et les ré-ouvre sans que ce soit mieux.

Avec l'argent du Hwangje, sa famille put déménager à Aotoshi quelques mois après sa construction. Ils reconstruisirent le restaurant, en mieux, plus grand, plus élégant. Ils emménagèrent même un étage -secret- afin de permettre aux clients du soir de s'inviter le jour car comme ils se l'étaient imaginé, les fortunes qu'ils servaient à Tokyo avaient été les premiers à s'exiler. Des clients, il n'allait pas en manquer. Ses parents lui supplièrent de faire des efforts sur son comportement et secoué par les événements récents, il en fit par lui-même un certain temps. Cependant et c'est bien connu, les mauvaises habitudes ont la vie dure.

Déconner dans une ville bleue, ça ne pardonne pas. Lorsque le juge annonça son expulsion, il se leva sans peine et tendit poliment les mains, donnant à sa défaite un étrange air de victoire.

__________________۞ ۞ ۞ ۞ ۞

Prison d'Hokkaido - 01-05-?? 09:50
Entretien d'Apprenti

Sans attendre l'autorisation, il entra dans la pièce et s'installa en face du Sergent, le poussant à relever ses yeux du lecteur. Ce dernier se moquait bien de son impolitesse, autant que Jian-Wan de faire bonne impression alors qu'il était fagoté dans un uniforme carcéral revêche. Il posa nonchalamment ses mains menottées sur la table, le regardant droit dans les yeux. Tous deux étaient là pour tirer partie de l'autre, alors il était inutile de passer par quatre chemins. Lui voulait son ticket vers l'académie, et lui, de la mauvaise graine à envoyer au front.

- Numéro civil.

- 597011J23WK0, Jian Wan Kuroda.

- Inculpé pour consommation et vente de drogue, trouble de l'ordre public, violence sur agents de police, délit de fuite et... complicité de meurtre. 

- Entre autres, mais vous avez dit l'essentiel, lui dit-il comme si il avait listé une vulgaire liste de courses.

- Pourquoi t'être dénoncé après avoir plaidé non-coupable ?

- Révélation du Christ. Dieu m'a parlé dans ma cellule, répondit-il levant les mains vers le plafond, le regard ahuri vers le ciel. 

Il ne cherchait pas à faire le malin mais il s'impatientait. Il voulait que l'entretien se passe vite et il savait qu'on n'attendait pas de lui une attitude de bonne sœur alors il ne voyait pas l’intérêt d'y mettre du cœur.

- Corrigez-moi si je me trompe, mais j'crois pas avoir fait appel.

- Je suis là pour réviser ton dossier afin de définir si oui ou non tu es psychologiquement stable pour tenir une arme sans devenir un danger pour tes concitoyens et co-équipiers alors ne joue pas au plus malin Kuroda, réponds juste aux questions. 

Après un court instant, il ramena ses mains menottées sur ses cuisses tout en passant sa langue sur ses lèvres. Il rajouta alors :

- Elle m'a demandé de la drogue, je lui en ai passé. Ouais elle m'a menti en me disant qu'elle était une habituée mais ouais j'ai menti en lui faisant croire que je la croyais. Et bam, overdose. Une menteuse à la morgue et un menteur en prison. Coupable, déballa-t-il rapidement.

Jian-Wan avait effectivement plaidé non-coupable. Au début du procès, le jury était même prêt à le  disculper de sa responsabilité. Cependant, lors d'une séance il clama soudainement sa complicité, avouant qu'il avait compris dès le début qu'elle mentait. Qu'elle, je cite "jouait aussi bien la comédie que Marion Cotillard, c'était pitoyable". 

- Mais coupable ou pas, je purge ma peine, ce qui fait de moi un civil lambda aux yeux de la loi. Ou du moins, quand ma peine sera terminée, soit dans 6 ans, sauf si vous me sortez avant. Je ne consomme plus de drogue, mon examen de toxicologie vous le prouvera. Physiquement, j'ai large' le niveau nécessaire pour entrer à l'Académie. Et comme j'ai tué cette fille de 16 ans,  vous imaginez que j'aurais moins de scrupule qu'un autre à tuer une bê-bête. Et comme je suis en prison, que je crains la peur moins qu'un autre. Envoyez de la mauvaise graine au front sauver vos petits culs, c'est pas le projet ? Il marqua une pause, analysant la réaction de son interlocuteur. Vous pensez que je tuerais un co-équipier ? Sssss. Ça n'avait rien de drôle mais ça le faisait sourire. Sérieusement Sergent, consultez mon dossier psychiatrique si vous le souhaitez, il est rempli de "dépression", de "suicidaire". Si on omet les quelques écarts de violence, je ne corresponds pas vraiment au profil d'un attaquant. Si j'avais tué toutes les personnes que je déteste, commença-t-il en avançant son buste au dessus du bureau, il n'y aurait plus personne. Sans vous mentir, je vous ai déjà tué dans ma tête mais c'est bien ça qui me différencie d'un psychopathe. Ce qui se passe dans ma tête, reste dans ma tête ...la plupart du temps. Je vous l'accorde, il m'arrive de péter des câbles comme tout le monde mais ça ne va jamais aussi loin. Ayez confiance en la médecine d'aujourd'hui, j'ai quelques médecins qui porteront ma cause et au pire des cas, dans les moments difficiles, j'ai dans mes poches quelques calmants. Je veux juste devenir chasseur, je me fous des autres, du reste et même de vos putains de privilèges. Je vous garantis pas que je serais un soldat modèle, je ne le serais pas, mais je vous fais l'paris que je sauverai votre petit cul des griffes d'une chimère plus d'une fois. Et j'veux même pas ça dans le but d'être un héros. Soyons franc-jeu, votre cul comme celui d'un autre,je m'en contrefous. Mort ou vivant, vous m'indifférez complètement. Si je veux devenir chasseur, c'juste pour niker des mères, défouler ma rage sur ces  putes de chimères et croyez moi sergent, on a pas besoin de courage quand on a autant de rage.


  • Julian
  • 21 ans
4000 ans après


Ce soir comme hier soir, tu céderas à tes démons. Tu détestes les problèmes mais encore plus les solutions.  - Disiz #810808
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Jian-Wan KURODA

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