Ashita no Sekai



 

Soupirs et souvenirs [Pv Jian Wan]

 :: Au cœur d'Aotoshi :: Domaine militaire :: Base Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
avatar
Féminin

Age : 36
Métier : Médecin

Avatar : Jenny [by WarrenLouw] - Yeux modifiés par Jian Wan - Avatar par Shun-Hi
Messages : 22
Points : 130
Parmi nous depuis le : 08/03/2014


Cavalière
Sujet: Soupirs et souvenirs [Pv Jian Wan]
Sam 29 Sep - 21:24

Voir le profil de l'utilisateur




Informations complémentaires
Depuis: 2062
Réputation: Piquante
Arme(s) utilisée(s): Seringues et bandages
Amber souffla une nouvelle fois sans pour autant cesser de jouer avec la seringue, vide, qu’elle avait entre les doigts. Comme s’il s’agissait d’un stylo, elle continuait de la faire tourner autour de ses phalanges. Si elle n’avait pas compté le nombre de ses soupirs, majoritairement de dépit et d’ennui, alternant l’un et l’autre, elle savait parfaitement combien de fois la seringue lui avait échappé. Aucune.

Ses premiers entraînements remontaient aux cours dispensés dans l’école pour filles qu’elle avait fréquentée. S’ennuyant en classe mais ne souhaitant ni déranger ses camarades, quand bien même elle n’en appréciait pas plus que ça près de 75%, ni se faire remarquer plus que nécessaire, il n’y avait pas vraiment de solution pour se distraire. Alors elle avait commencé avec des crayons légers, qui ne faisaient pas, ou pas trop, de bruit quand ils lui échappaient sans lui demander son avis. Et cela arrivait plutôt régulièrement à ses débuts. Et puis elle avait progressé au fil du temps, s’amusant avec tout ce qui pouvait s’approcher de la forme d’un stylo.
Jusqu’à la faculté de médecine où elle avait un jour ramassé une seringue d’exercice tombée au sol. Spontanément, elle s’était mise à jouer avec, sans y réfléchir pour pouvoir aller la désinfecter avant de la ranger à sa place. Sauf qu’elle était tombée 3 fois sur le court trajet et que la jeune n’avait pas immédiatement compris ce qu’il se passait … avant de regarder ce qu’elle avait vraiment dans la main. Elle avait souri en réalisant son erreur puis s’était promis d’y arriver un jour ou l’autre.

Ce qui était maintenant chose faite. Et comme elle faisait ça machinalement sans avoir besoin d’y penser, on ne pouvait pas lui reprocher son occupation puisque son cerveau restait entièrement disponible pour tout le reste. En ce moment précis, l’ennui.
Les attaques de chimères, ce n’était pas tous les jours à toutes les heures. Et heureusement. Il ne manquerait plus qu’elles ne s’organisent en bataillon pour attaquer à tour de rôles de façon à épuiser tout le monde … C’était donc une bonne chose en soi mais le fait est qu’en étant de garde dans l’éventuel cas où il y aurait un besoin de cavaliers, à part attendre, elle n’avait pas grand-chose de plus à faire. Pour cette fois en tout cas. Ses dossiers étaient à jour et elle avait déjà pris le temps de ranger le bureau qu’elle occupait actuellement. Même si elle le partageait avec d’autres, ses confrères de la base savaient bien qu’ils valaient mieux éviter d’y foutre trop le bordel. Ou une bonne majorité d’entre eux en tout cas. L’autre petite proportion, malgré son soi-disant professionnalisme, lui en tenait toujours rigueur d’être arrivée là en partie parce qu’elle était la nièce d’un des grands pontes.
Un nouveau soupir lui échappa. Le fait est qu’initialement, elle n’avait rien demandé du tout et qu’il était venu la chercher à Paris. Soit, elle avait fini par dire oui mais elle ne l’avait en aucun cas supplié de lui trouver une place au sein de la ville … ce n’était tout de même pas sa faute si elle avait les compétences requises et qu’elle avait suivi avec brio la formation de 8 mois nécessaires aux cavaliers ?

Ses pensées l’emmenèrent naturellement vers Jensen et un sourire vint se dessiner sur ses lèvres. Elle savait très bien où il était actuellement et tout aussi bien que lui envoyer un message n’était pas la meilleure des idées. Cela attendrait quelques heures. Son cerveau la ramena à Paris, à Danny, François, Nola et Pierre. Cela faisait cinq ans maintenant qu’elle avait quitté la France … et ne pas les voir régulièrement la torturait toujours autant. Ils lui manquaient tous mais elle ne l’aurait avoué à personne, excepté  son entourage proche. Qui était plus que réduit dans la base.
Amber secoua doucement la tête, comme pour chasser ses pensées et revenir au présent. Elle préférait les jours où elle pouvait apporter son aide dans les villes dites rouges. Elle ne cherchait ni la reconnaissance ni la gratitude mais juste à sentir, au fond d’elle-même, qu’elle avait agi pour le bien d’autrui et qu’elle faisait une différence, même toute petite.
Mais le boulot était réparti par roulement et c’était à son tour d’être dans ce bureau.
Alors elle prenait son mal patience.

Et continuait de faire tourner cette seringue qui en avait vu des vertes et des pas mûres.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Masculin

Age : 24
Métier : Chasseur

Avatar : Noctis Lucis Caelum
Messages : 78
Points : 177
Parmi nous depuis le : 08/12/2013


Fondateur du forum - Chasseur
Sujet: Re: Soupirs et souvenirs [Pv Jian Wan]
Jeu 11 Oct - 16:45

Voir le profil de l'utilisateur




Informations complémentaires
Depuis: 1 an
Réputation: Jian wan, on le veut sur le terrain ou dans son lit, pas dans sa vie. Sang chaud mais approche froide. C'est un connard méprisant. Il est sollicité pour les attaques de front., il fait partie des chasseurs dont la violence semble parfois égale à celle des chimères qu'il combat.
Arme(s) utilisée(s): 2 épées des plus classiques, 1 lourde courbée et une plus fine et raide, semblable aux armes factices que l'on retrouve au Kendo.
Soupirs et souvenirs
ft. Bee

Leurs regards ne s’étaient croisés que quelques instants et pourtant, il n’avait cessé de la voir depuis. Elle s’était même cachée sous ses paupières, le défiant de fermer l’oeil de la nuit. Amber… Si seulement il avait su faire ses au revoir, peut-être aurait-t-il su comment l’accueillir aujourd’hui.

Il l’avait aperçu la veille dans l’aile de retour. Son escouade revenait de mission et elle avait été chargée, parmi d’autres, d’administrer leurs soins. Elle ne s’était pas occupée de lui personnellement et bien heureusement, il aurait craint que sa proximité n’affole son cardiogramme sous la panique. Elle était comme une mère, une sœur, une meilleure amie, et aussi étrange que cela puisse être, une amante aussi ... avec qui il n’entretenait aucune relation sexuelle, ... principalement parce qu’elle s'y était toujours opposée. Sans oublier qu’elle était son médecin, un rôle qui comme les autres, elle remplissait à merveille. Elle lui avait accordé un regard, pas plus. Elle ne laissait jamais sa vie privée empiéter son travail. A ce moment-là, son attention était plus utile à d’autres, quand bien même il était celui qui en était le plus avide.

Les yeux rivés sur le plafond, il désactiva l’alarme de son ID-0 avant qu’elle ne sonne. Il était en avance d'une heure,  au moins. Il n’avait que très peu dormi mais ne ressentit la fatigue qu’au moment de se redresser. Il soupira en se coiffant d’une main dans les cheveux. La séance d’aujourd’hui allait être rude. Il se leva, agrippa quelques affaires et sortit de la chambre.

Peu importe la musique qu’il mettait dans son appareil, il avait l’impression que toutes les paroles pouvaient être rattachées à Bee. Après plusieurs kilomètres, il finit par se demander si il courrait vraiment pour s’échauffer ou s’il ne cherchait pas subtilement à s’exténuer au point de ne plus pouvoir penser ou marcher. Après une heure et quart, il avait commencé à rebrousser son chemin, Hurricane dans les oreilles. La fraîcheur du matin combinée à l’effort avait rendu sa respiration froide. Son corps bouillait de chaleur mais il avait l’impression de geler de l’intérieur. Il n’eut pas besoin de regarder l’heure pour savoir qu’il était encore très tôt. Les rues étaient encore bien silencieuses et le soleil timide. Bleu et terne, le ciel se réveillait encore.

Il hésita à se rendre directement sur place. Après tout, il n’était pas sûr qu’elle y soit alors pourquoi prendre le risque de faire un aller-retour inutile ? Il avait commencé par marcher dans la direction de l’aile consacrée aux rapatriements, celle des cavaliers, avant de juger que sa sueur ferait mauvaise ...re-première impression. Il avait trouvé ce détail si futile qu’il avait été tiraillé au point de faire trois demi-tours sur lui-même. Il ne voulait pas laisser une connerie insignifiante lui dicter sa vie, même pour une matinée. Elle l’avait vu dans de bien pires états de toute façon mais… la raison ne l’emporta pas cette fois. Il retourna dans ses quartiers prendre une douche avant de revenir sur place, non seulement propre, mais élégamment habillé. Il avait troqué ses joggings et vestes de sport contre un pantalon noir, t-shirt blanc et veste en faux cuir suédé dans les tons marron beige. Il s’était même parfumé mais juste un coup, histoire de pas « trop en faire » selon ses propres pensées. Il avait eu l’impression de s’être préparé comme un collégien pour un premier rendez-vous, avec la même anxiété ou presque. Il inspira un coup avant de tourner dans la section cavaliers, se forçant à parier sur le fait qu’elle n’y soit pas pour ne pas se dégonfler. Il balaya la pièce des yeux. Les docteurs présents étaient si silencieux qu’il crut que les tapements plus forts de son cœur allait le faire repérer. Un médecin se dirigea vers lui mais il l’arrêta d’un geste de la main tandis qu’elle ouvrait la bouche. Il n’avait besoin de rien.

« Je regarde juste. »

Une fois dit, il se rendit compte qu’il sonnait un peu comme un client chez Sephora.

« J’veux dire, je.. cherche quelqu’un.
- Je suis désolé mais seuls les chasseurs blessés sont autorisés à rester ici...
- Eh bien faites comme si j’étais blessé. Vous pouvez pas être sûrs que je cache rien sous mes vêtements, si ?
- Monsieur… »

Il se pencha pour regarder derrière l’épaule de la nuisance humaine qui lui faisait face, mais rien. Il souffla du nez, un peu de soulagement et un peu comme si il avait oublié comment respirer l’histoire de quelques secondes aussi. C’est quand il commença à tourner ses talons, prêt à partir qu’il la vit, sa raison de rester. Si belle qu'il se demandait comment il n'avait pas pu la voir plus tôt. Ses cheveux étaient noirs comme l'ébène et pourtant, rien ne semblait plus éclairer la pièce que sa présence.

« S’il vous plait. C’est un protocole de sécurité... »

Et s’il avait besoin de cocher toutes les conditions pour le faire…

« Bien, bien.. » lui fit-il comme on répond à un enfant qui se montre persistant.

Alors il le ferait.

Le premier outil qui croisa ses doigts se planta dans sa cuisse. Son inspiration de douleur finit sur un sourire. La situation ne manquait pas d'humour. Il avait l'impression de se revoir plus jeune. Ce n’était pas la première fois qu’il se blessait volontairement pour la voir mais il n'aurait jamais pensé devoir encore passer par là aujourd'hui. En fait, il n'aurait jamais pensé avoir l'occasion de la revoir tout court ... jusqu'à il y a cinq mois. 

« Bee. Je veux Bee. » fit-il fermement alors que les médecins présents se précipitaient sous la surprise.
made by black arrow


Ce soir comme hier soir, tu céderas à tes démons. Tu détestes les problèmes mais encore plus les solutions.  - Disiz #810808
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Féminin

Age : 36
Métier : Médecin

Avatar : Jenny [by WarrenLouw] - Yeux modifiés par Jian Wan - Avatar par Shun-Hi
Messages : 22
Points : 130
Parmi nous depuis le : 08/03/2014


Cavalière
Sujet: Re: Soupirs et souvenirs [Pv Jian Wan]
Sam 13 Oct - 15:14

Voir le profil de l'utilisateur




Informations complémentaires
Depuis: 2062
Réputation: Piquante
Arme(s) utilisée(s): Seringues et bandages
Aucun véritable bruit n’émanait du bureau. Il y avait bien l’écho de pas légers lors des déplacements de ses collègues à travers la pièce alors qu’elle restait assise en tailleur sur sa chaise, curiosité d’équilibre qui les faisait toujours sourire, ainsi qu’un vague murmure lorsqu’ils échangeaient entre eux. Ils ne chuchotaient pas pour autant mais ils n’exprimaient pas le besoin de hausser la voix outre mesure pour se faire entendre. Ce n’était même pas qu’ils cherchaient spécifiquement à être silencieux. C’était plus comme une seconde nature pour eux. Enfin, à une exception près …
De façon générale, Amber appréciait ses collègues Cavaliers, qu’ils soient médecins comme elle ou pilotes. Ils étaient tous dans le même bateau, elle ne faisait pas de distinctions entre les deux corps de métier. Mais, excepté Jensen, ce n’était pas vraiment ce qu’elle pouvait appeler des amis. Elle avait confiance en eux, en leurs capacités mais ce n’était pas pour autant qu’elle les connaissait. Cela ne la dérangeait pas de passer du temps avec eux hors de la base, pour aller boire un verre par exemple, mais ce n’était pas une raison suffisante pour qu’elle leur raconte sa vie privée.
Il y avait eux d’une part et de l’autre, il y avait ce type, le seul, qu’elle ne pouvait pas encadrer du tout. Il y en avait bien certains avec qui le courant ne passait pas plus que ça mais ça n’allait pas plus loin. Lui … c’était une autre paire de manches. Ce monsieur « moi je moi je » qui avait tout vu tout fait. Qui savait tout mieux que tout le monde. Qui l’ouvrait à tort et à travers. Qui la ramenait n’importe quand pour n’importe quoi. Qui avait besoin de se mettre en avant, tout le temps. Et qui tenait parfois des propos qui donnaient une sévère envie de lui coller une droite. Si d’un point de vue professionnel il n’y avait rien à lui reprocher, il faisait son boulot comme tout le monde, ni mieux ni pire, d’un point de vue personnel … c’était une ordure. Elle ne pouvait pas le résumer autrement.

Heureusement pour sa patience et son bien-être mental, il n’était pas avec eux aujourd’hui. Et c’est grâce à cette absence, leur accordant un silence des plus reposants, que l’arrivée de quelqu’un ne passait pas inaperçue. Elle avait bien noté l’approche des pas mais elle n’y avait pas vraiment accordé d’attention, continuant de jouer avec sa seringue tout en observant l’extérieur par la fenêtre. Pas plus qu’elle n’avait véritablement écouté l’échange alors que les voix lui chatouillaient l’oreille.
Mais l’une d’entre elles finit par se faire reconnaître, réveillant un ensemble de souvenirs qui allait avec. Et son jouet faillit lui échapper sous la surprise. Elle le rattrapa in extremis. Il s’était donc enfin décidé. Mieux valait tard que jamais dans l’absolu …

« Bee. Je veux Bee."
- Il n’y a aucun docteur répondant à ce nom ici monsieur, vous devez faire erreur … »

Les autres médecins qui s’étaient précipités suite au geste inconsidéré s’interrogèrent du regard, réfléchissant en même temps à ce nom qui ne faisait écho … à rien. Peut-être délirait-il ? Après tout, quelle personne sensée irait se planter, puisqu’il fallait être blessé, pour être sûre de rester là ? Peut-être que combattre les chimères lui faisait perdre l’esprit progressivement ? Il ne serait pas le premier …
Un léger bruit d’air se fit entendre, interrompant leurs pensées, alors qu’une seringue lancée avec adresse traversait l’espace séparant la jeune femme, qui s’était levée avec grâce de sa chaise et qui s’approchait à pas lents, de l’imbécile heureux, qui rattrapa l’objet volant comme s’il avait fait ça toute sa vie. Ce qui pouvait presque le cas quand on connaissait le passé qui les unissait. Un véritable silence s’installa dans la pièce.

« Je suis celle qu’il cherche. »

Le silence se prolongea, des sourcils se froncèrent, chacun cherchant à faire le rapprochement entre les trois lettres demandées et leur collègue. Ce surnom, il lui était précieux, c’était le sien, une partie d’elle-même, sa vie privée. Elle ne le donnait pas à la légère et ceux qui l’avaient entendu au détour d’un couloir n’avaient pas pour autant le droit de l’utiliser. Elle se réservait le droit de leur en faire ouvertement la remarque le cas échéant.

« Je m’en occupe.
- Tu en es sûre ?
- Certaine. »

Devant le ton catégorique, ils s’éparpillèrent, retournant à leurs occupations respectives tout en s’interrogeant malgré eux sur la relation entre ces deux-là. Certains oseraient lui poser la question mais ce n’était pas pour tout de suite. Arrivée à sa hauteur, elle récupéra la seringue, effleurant tendrement ses doigts et sa paume. C’était tout ce qu’elle s’autorisait à montrer alors qu’elle était en service. Le reste de sa personne criait d’envie de le prendre dans ses bras après tout ce temps de séparation.

« Le prochain coup, je te la balance entre les deux yeux. »

Amber restait Amber.
D’un signe de tête, elle lui indiqua de la suivre vers la zone réservée aux soins puisque désormais il en avait besoin. Cette situation la ramena à son tour des années en arrière quand il se blessait volontairement pour la voir. Elle croyait néanmoins que cette période était derrière eux. Tout en le faisant s’asseoir, elle attrapa des gants dont elle fit claquer exagérément la matière sur sa peau. Dans le même mouvement, elle saisit un plateau qui contenait cinq fioles différentes, autant de seringues, un scalpel, une paire de ciseaux et un stylo à cautériser pour le rapprocher et l’avoir à portée.

« J’espère que tu es prêt à te farcir certains effets secondaires vraiment désagréables après t’être amusé avec ça. »

Attrapant la paire de ciseaux, elle observa le pantalon et l’accroc en retenant un soupir. Au moins, maintenant, il contrôlait, plus ou moins, ce qu’il faisait et de la partie émergée de l’objet qu’elle pouvait voir, il n’avait pas pénétré profondément. Rien de dramatique cette fois-ci, il lui avait fait pire. Elle avait juste envie de le faire marcher un peu parce qu’il ne méritait.
Elle prit les ciseaux pour découper le pantalon autour de la plaie afin d’en avoir une meilleure vue sans lui demander son avis. De toute façon, elle n’avait pas vraiment le choix. Elle ne pouvait pas lui demander de le retirer sans toucher à l’outil. Et elle n’allait certainement pas y toucher avant de pouvoir y appliquer ce qui s’imposait.
Terminant son découpage en quelques coups, elle dégagea la partie superflue du tissu avant de chopper compresses et désinfectant, à l’ancienne. Imbibant généreusement la gaze qu’elle garda dans une main, elle retira d’un mouvement rapide et précis ce qui n’avait rien à foutre là avant d’y plaquer le tissu, vérifiant qu’il ne virait pas au rouge écarlate trop vite.
Elle fixa alors Jian Wan de ses yeux bleus avant de parler doucement.

« Tu sais … un message aurait suffi.»
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Masculin

Age : 24
Métier : Chasseur

Avatar : Noctis Lucis Caelum
Messages : 78
Points : 177
Parmi nous depuis le : 08/12/2013


Fondateur du forum - Chasseur
Sujet: Re: Soupirs et souvenirs [Pv Jian Wan]
Lun 5 Nov - 19:26

Voir le profil de l'utilisateur




Informations complémentaires
Depuis: 1 an
Réputation: Jian wan, on le veut sur le terrain ou dans son lit, pas dans sa vie. Sang chaud mais approche froide. C'est un connard méprisant. Il est sollicité pour les attaques de front., il fait partie des chasseurs dont la violence semble parfois égale à celle des chimères qu'il combat.
Arme(s) utilisée(s): 2 épées des plus classiques, 1 lourde courbée et une plus fine et raide, semblable aux armes factices que l'on retrouve au Kendo.
Soupirs et souvenirs
ft. Bee

Il est drôle de voir à quel point les sentiments peuvent troubler notre perception des choses. Ce qui, pour tout le monde autour d’eux aurait sonné comme une menace, sonnait aux oreilles de Jian Wan comme une déclaration d’amour.

« Le prochain coup, je te la balance entre les deux yeux. »

Il en avait entendu des plus délicates, certes, mais ce n'était pas trop le genre de la maison de toute façon. Cela soulignait tout aussi bien que des mots doux l’envie de le revoir, non ? Il fallait connaître son petit penchant sadique pour le deviner, savoir que réussir à lui balancer entre les deux yeux la challengait pour de vrai.

La vérité, c’est qu’il se foutait bien des mots qu’elle aurait pu employer là tout de suite. Ils pouvaient être durs, pénibles… rien n’aurait pu effacer la tendresse qu’il ressentait en l’écoutant parler là devant lui et à lui, comme de rien n’était, comme si la dernière fois qu’ils s’étaient parlés n’avait jamais été envisagée comme la dernière.

Il préféra rester muet, à défaut de pouvoir faire autrement, gentiment secoué par l'émotion. Il ne répondit que d’un geste de la tête et d’un sourire timide alors qu'il lui rendait son bien, quelque chose pouvant traduire un « c’est noté » amical.

L’environnement ne se prêtait malheureusement pas au jeu. Alors qu’il la suivait vers l’arrière, il put remarquer les regards curieux de ses collègues en blouse blanche les suivre. Elle était sur son lieu de travail alors oui, elle ne pouvait faire que ça, lui faire des menaces et espérait qu’il en comprenne autre chose. Professionnelle, Amber était toujours professionnelle. 

L’espace réservé aux patients leur offrait un peu plus d’intimité. Un rideau fin pas entièrement tiré les séparait du plus gros de la pièce. De là, assied là où elle lui indiqua, il pouvait entrevoir quelques médecins circuler et repérer les plus indiscrets. Certains n’hésitaient pas à jeter un coup d’oeil dans leur direction, espérant saisir un moment important. 

Il ramena son attention sur elle en entendant les roues du chariot se rapprocher. Elle en saisit une paire de ciseaux et il ne put s’empêcher de faire glisser sa langue devant ses dents, les yeux roulant vers le plafond. Quelle bonne idée il avait eu de se changer avant de venir. Un génie vraiment, comme on en fait plus. Elle pinça son pantalon pour le découper alors qu’il hochait doucement la tête, l’air de confirmer qu’il était bel et bien un sacré cassos. C’est qu’il s’était planté le premier truc venu dans la cuisse sans penser plus loin que ça. 

Right. 

Il ne craignait pas d’effets secondaires. Il connaissait Amber par cœur, assez pour savoir que s’il craignait le moindre danger, elle ne se serait pas fait prier pour lui lancer la seringue entre les yeux depuis le depuis. Et puis, lui mentir était toujours difficile. Il lui sourit de la même manière que plus tôt. Elle n’avait pas changé, à vouloir le martyriser un peu pour le punir de ses conneries. Et c’est ce qui lui donnait l’impression de la connaître encore aujourd’hui. Mais vite perdu dans les pensées de ces dernières années sans elle, les doutes vinrent l’angoisser. Il l’observait, les sourcils légèrement froncés par les soins qu’elle lui administrait. Il voulait y croire, qu’elle était restée aussi magnifique que sept ans auparavant. A l’instar de ce que son apparence témoignait. 
Il hésita. Peut-être était-il en train d’espérer l’insensé. Il n’était qu’un gosse à l’époque, et elle une adulte avec une carrière à mener et des proches à protéger. Mais comme pour chasser les doutes afin de se permettre un élan d’espoir, pour une fois, juste une  fois, il laissa s’échapper de sa bouche les premières choses qui lui vinrent en tête. 

« Je me suis changé avant de venir. » commença-t-il en soufflant du nez tandis que ses lèvres se courbaient dans un sourire mi-amusé mi-neveux. « J’ai mis un pantalon qui n’est pas un jogging exprès pour te voir. Je voulais faire… bonne impression » lâcha-t-il en élargissant son sourire maintenant gêné. Il est vrai qu'il était devenu un adulte maintenant, et plus grand qu'elle. Qui l'aurait cru. 

Il n’avait rien de plus à ajouter. La situation parlait d’elle même. Ca n’avait pas été sa meilleure idée. Comme quoi, lui aussi était resté fidèle à lui même sur certains points. Elle lui retira dans un geste vif l’outil de sa cuisse, et il expira doucement une fois qu’elle fit pression sur sa plaie. 

Après un silence, elle lui fit :

« Tu sais … un message aurait suffi. »

Et ses yeux bleus le fixaient avec une intensité qu’il avait dû mal à tenir. Il était rassuré. Rassuré de savoir que c’était quelque chose qu’elle avait espéré. L’élan d’espoir l’avait fait sauter plus haut que ce qu’il s’était permis d’imaginer. Il inspirait encore comme il l’avait fait au moment de retirer l’objet. A un détail près, cette fois c’était de son cœur qu’elle semblait lui avoir retiré un poids. Et il se trouvait bête devant elle, plein d’émotions qu'il ne savait traduire par des mots. Il se sentait un peu comme un touriste dans un pays étranger, incapable de se faire comprendre par des mots alors usant de gestes, aussi maladroits soient-ils.

Il n’avait jamais respecté les règles, seulement celles de Bee (et encore !). Aujourd’hui, il demandait prescription. Il demandait aussi pardon. Et il lui disait, pas à elle mais à la vie, à quelque chose, n’importe quoi, à ce qui lui permettait de la tenir de nouveau dans ses bras : merci. Les ciseaux étaient tombés dans un bruit strident plus loin par terre et le coton qui pressait sa cuisse ensanglantée à leurs pieds. Oui, Bee était toujours professionnelle, toujours... autant que Jian wan n’en avait toujours fait qu’à sa tête.

Il aurait aimé que l’étreinte lui donne le courage de lui avouer tous ses faux pas mais lorsqu’ils se distancèrent et qu’il rencontra de nouveau son regard, il ne sut quoi dire. Pas parce qu’il manquait de cran, mais parce qu’il ne savait tout simplement pas par où commencer. Il craignait son jugement, certes, il suffisait de voir le bleu de ses yeux pour savoir qu’une fois tombé dedans il était facile de s’y noyer. Mais il craignait encore plus son regard sur lui même. Car il savait au fond, qu’il avait des choses à se reprocher qu’il n’était toujours pas prêt à combattre. 

« Je n’aurais pas su quoi écrire. »

"Et je ne le sais toujours pas", exprimait le court silence qu’il laissa poursuivre. 

« En revanche, je peux affirmer certaines choses » dit-il avant d’être interpellé par la sensation du sang qui coulait sur sa cuisse. « ...outre le fait que j’sois toujours un peu… téméraire » fit-il en souriant alors qu’il se baissait pour ramasser le coton et la paire de ciseaux. « Et… » poursuivit-il en se rasseyant. « Je ne pensais pas te revoir. Quand tu es parti, j’ai cru que… » il laissa son bras taper sa jambe en bonne état. Il pensait qu’elle ne reviendrait pas. « Tu aurais dû rest-… » Il soupira, s’empêchant de finir sa phrase. Ce n’était probablement pas le moment idéal pour lui faire une scène. Il aurait aimé qu’elle reste saine et sauve en France, plutôt qu’elle ne revienne au Japon, même si cela signifiait qu’il se retrouverait seul jusqu'au bout. 

Il ne voulait pas qu’elle se méprenne. Puisqu’il savait qu’elle avait comprit ce qu’il était sur le point de dire et pourquoi. « Je t’en ai voulu, au début. Avant de comprendre que l’amour, c’était de souhaiter ne jamais te revoir. Pas au Japon. » Et pour lui, chasseur, cela signifiait pour toujours. 

« Et j’aurais aimé ne pas revoir la tronche d’abruti heureux de ton cousin non plus et je suis désolé pour ça. Je n’ai pas su… » Il haussa les épaules. Il n'avait su quoi faire pour le dissuader de rejoindre les rangs. « Je suis désolé. ». Et dieu sait qu’il avait essayé et pas seulement avec la motivation de satisfaire les demandes de Bee. Avant de partir, elle lui avait demandé de prendre soin de Sebastian. Ce qu’il ne savait pas, c’est qu’elle lui avait demandé la même chose pour lui. Autant dire qu’il fallait pas leur confier des gosses compte tenu de où s'étaient retrouvé les deux. 

Il soupira fortement. Il n'était pourtant pas le genre à ne pas finir ses phrases. Ce n'était vraiment pas lui. Lui était entier, direct, il allait toujours droit au but, quitte à blesser le goal ou à se faire mal au pied. Mais il lui semblait avoir eu beaucoup de mal à sortir tout ça. C'est que ça faisait un long moment qu'il n'avait pas eu à exprimer oralement ses propres émotions. Il s'était contenté ces dernières années de juger et critiquer celles des autres comme le bon Juge Mr. Fils de pute qu'il était souvent.  
made by black arrow


Ce soir comme hier soir, tu céderas à tes démons. Tu détestes les problèmes mais encore plus les solutions.  - Disiz #810808
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Féminin

Age : 36
Métier : Médecin

Avatar : Jenny [by WarrenLouw] - Yeux modifiés par Jian Wan - Avatar par Shun-Hi
Messages : 22
Points : 130
Parmi nous depuis le : 08/03/2014


Cavalière
Sujet: Re: Soupirs et souvenirs [Pv Jian Wan]
Mer 7 Nov - 21:16

Voir le profil de l'utilisateur




Informations complémentaires
Depuis: 2062
Réputation: Piquante
Arme(s) utilisée(s): Seringues et bandages
Bien que toute à ses soins, la jeune femme était capable de faire plusieurs choses à la fois. Comme noter le froncement de sourcils qui n’était pas là plus tôt. Chez d’autres, elle aurait pu supposer un doute quant à ses capacités. Elle savait que ce n'était pas cela chez lui, même si cela faisait des années qu’elle n’avait pas été son médecin. Il avait déjà mis sa vie entre ses mains, volontairement ou non, il savait pertinemment de quoi elle était capable. Alors c’était autre chose. Et dans ces cas-là, il n’y avait qu’une solution qu’elle choisissait : l’attente.
Elle ne voulait pas l’interrompre dans son processus de réflexion, le couper entre deux pensées, l’empêchant alors de lier l’une à l’autre dans un ensemble cohérent. Attendre que, de lui-même, il finisse par s’ouvrir et lui dire tout ce qu’il avait retenu ces dernières années. Évidemment qu’elle avait des questions. Des remarques. Des envies de le secouer pour ce qu’il avait pu faire et qui était remonté jusqu’à elle. De vraiment lui balancer cette seringue. De l’étreindre. De lui dire qu’il lui avait manqué. Et qu’elle l’aimait, quoi qu’il arrive.
Mais ce n’était pas à elle de faire le premier pas. Et elle voulait le laisser poser cette autre brique importante dans leur relation qui continuerait ainsi de se construire alors qu’elle avait été comme mise en pause jusque-là. Alors elle se chargeait de deux des choses qu’elle savait faire le mieux : attendre patiemment et soigner. Il avait déjà toute son attention, l’écoute viendrait en son temps.

Elle sourit doucement à la remarque. Il ressemblait à un adolescent avant son premier rencard. Ou à celui qui allait chercher sa partenaire de bal et qui devait passer par la case obligatoire « rencontre-avec-le-paternel-qui-te-fout-à-peine-la-pression ». Mais cela faisait bien longtemps qu’il n’était plus cet adolescent … même si la situation dans laquelle il se trouvait présentement pouvait laisser supposer le contraire. Cela étant, il était venu et il avait commencé à s’exprimer, ce qui constituait une progression significative. Elle n’allait pas s’en plaindre, juste l’aider dans sa démarche avec quelques mots. L’espérait-elle en tout cas.

Malgré la séparation, elle pensait qu’il se souvenait qu’elle ne mélangeait pas vie privée et vie professionnelle … même si leur propre relation était un peu l’exception qui confirmait la règle. Mais leur cas mis à part, cela n’arrivait pas. Il le savait pourtant. C’est pourquoi elle ne s’était pas méfiée et qu’elle n’avait compris que trop tard, quand les ciseaux étaient tombés, ce qu’il avait en tête. Elle-même aurait dû se souvenir que les règles, implicites ou non, il y marchait à la limite, dessus parfois, les dépassaient souvent. Et que pouvait-elle faire à part répondre à cette étreinte qu’elle s’était refusée plus tôt ?

# Et puis merde. #

Amber profita de l’instant, ignorant son côté pratique qui marmonnait dans un coin qu’il n’avait pas intérêt à lui coller du sang partout, sans quoi le prix du pressing était pour lui. Elle soupira de soulagement lorsqu’elle le sentit contre elle, bien tangible et non issu d’un rêve qu’elle aurait pu faire.
Une autre part d’elle-même savait qu’elle était bonne pour de nouvelles rumeurs et autres propos à son égard. Parce qu’il n’y avait aucun moyen que le bruit de chute des ciseaux soit passé inaperçu et qu’elle connaissait la curiosité qui pouvait animer certains de ses collègues. Elle verrait cela en temps voulu, elle avait bien mieux à faire pour l’instant quand bien même elle se devait de repousser Jian wan alors que cela lui coûtait plus qu’il ne pouvait le supposer. Ce n’était ni le moment ni l’endroit, elle avait appris à composer avec même si cela ne lui plaisait pas toujours.

# Tu n’aurais pas su quoi écrire et tu ne sais apparemment pas par quoi commencer … #

Mais elle n’intervint pas et le laissa faire. Elle repassa en mode écoute, laissant échapper un petit rire à la mention de sa témérité. Si peu. Elle attrapa une nouvelle compresse propre qu’elle imbiba de désinfectant dont elle se servit pour nettoyer le sang qui avait coulé lors qu’il s’était levé. Elle en prit une seconde qui subit le même traitement avant de finir sur la cuisse de l’intéressé.
Elle ne comprenait que trop bien ce qu’il pouvait avoir en tête : il pensait qu’elle était partie pour de bon, qu’elle ne reviendrait pas et que compte tenu des circonstances, elle aurait mieux de rester en France. Peut-être. Mais il semblait oublier que la famille qui l’avait adoptée, et changé sa vie de la plus belle façon qui soit, était toujours au Japon, que cela comprenait ses parents, ses grands-parents, ses frères, Sebastian et … lui. Comment pouvait-elle rester en France alors qu’elle pouvait peut-être faire une différence dans la vie de quelqu’un ? Et passer du temps avec les siens pendant cette période compliquée ? Comme lui, ils n’avaient pas forcément été enchantés de la voir revenir et sûrement pour les mêmes raisons.
Même si tous étaient ravis et heureux de la savoir avec eux, ils n’appréciaient pas pour autant ses nouvelles conditions de travail, notamment son père, qui y avait été le plus opposé. Elle n’avait pas été là quand elle avait eu lieu mais ses frères lui avaient raconté qu’une discussion plus qu’houleuse s’était faite entendre à travers toute la maison entre leur oncle et lui. Et qu’ils ne s’étaient toujours pas vraiment réconciliés depuis ce jour.
Un doute lui vint : savait-il qu’elle avait été là cette fameuse journée ? Et qu’elle était dedans depuis le début quasiment ? Quelqu’un lui avait dit ? Elle chassa la question et la rangea dans un coin pour y revenir plus tard si l’occasion se présentait.

Elle sourit doucement et se retint d’embrasser son front comme elle avait pu le faire parfois. Le referait sûrement. Il avait vraiment évolué ces dernières années pour en arriver à cette conclusion de lui-même. Mine de rien, elle était satisfaite. Et fière.
Son esquisse de sourire disparut quand il mentionna Sebastian et elle secoua vaguement la tête de droite à gauche.

« Non. S’il y a bien une chose pour laquelle tu n’as pas à être désolé, c’est celle-là. C’est son choix. Et il peut être aussi borné que toi quand il veut. Je ne pense pas que quelqu’un aurait pu le faire changer d’avis … Alors ne soit pas désolé. Vous êtes en vie, tous les deux, et mieux préparés que la majorité des gens. Sans compter vos capacités à aider  les autres en cas de besoin. Cela me suffit. »

Vérifiant que la plaie étant propre, elle commença à faire docilement et efficacement un bandage.

« Je ne dirai pas que nous avons nos vies devant nous parce qu’avec les chimères, rien est certain, mais nous avons quand même du temps … suffisamment. Nous ne pouvons pas résumer ces dernières années en l’espace de quelques minutes. Certaines choses … ne s’expliquent pas avec des mots. Je ne te demanderai pas de me raconter tout ce que j’ai pu rater. J’aimerais savoir, pour comprendre, pour être là avec et pour toi, mais je ne veux pas te contraindre à quoi que ce soit. Tu mérites tellement mieux que ça. »

Les phrases inachevées et les soupirs lui laissaient supposer, peut-être à tort, que cela faisait bien longtemps qu’il n’avait pas sorti tout ce qu’il avait vraiment sur le cœur, et tout au fond de lui, à quelqu’un d’autre que son reflet dans le miroir. Reflet qui devait désespérément rester muet.

« Tu m’as manqué tu sais … »
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé

Sujet: Re: Soupirs et souvenirs [Pv Jian Wan]




Revenir en haut Aller en bas

Soupirs et souvenirs [Pv Jian Wan]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1
Sujets similaires
-
» [TERMINE] Quand plus aucun souvenirs vous reviens... [Pv Sacha Farmer]
» Les souvenirs...
» Les Limbes des souvenirs.
» Entrevue douloureuse et Souvenirs refoulés. {Achevé}
» Quelques souvenirs de fête ...

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
ASHITA NO SEKAI :: Au cœur d'Aotoshi :: Domaine militaire :: Base-
Sauter vers: